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 l) Partie V > 2 : Archanges & Princes Démons ; (Partie 2)

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hull19
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Lieu RP : Arles

MessageSujet: l) Partie V > 2 : Archanges & Princes Démons ; (Partie 2)    Sam 18 Fév 2017 - 21:18

Citation :
Partie V > 2 : Archanges & Princes Démons ; Partie 2

Ami Séminariste, je vous invite à lire ce document. Il s’agit d’un recueil résumé du Livre 1 de notre Dogme. Il reprend les grandes thématiques du livre 1 mais il vous est conseillé de tout de même lire l’intégralité de ce livre dans un futur proche. Vous y trouverez les Hagiographies des Archanges et les Démonographies des Princes-Démons.

Citation :
Hagiographie de Saint Gabriel Archange de la Tempérance et Démonographie de Léviathan Prince-Démon de la Colère.

L’enfance.

Gabriel naquit dans une famille pieuse, mais comme nombre d'habitants d'Oanylone, le message de Dieu qu'ils avaient était perverti. Ils lui inculquèrent que Dieu ne régnait qu'en souverain tyrannique… Le père de Gabriel, qui se prénommait Vorian, était Marin et travaillait pour un riche armateur d'Oanylone nommé Léto. Léto avait un fils, nommé Léviathan.

Frappé dès sa plus tendre enfance parce sa mère puisqu'il était difficile de calmer ses pleurs, insulté quotidiennement, Léviathan ne bénéficia que de très peu d'amour mais dû subir une haine incroyable durant des années. Son père éternellement absent, jamais ses plus jeunes années ne furent agréables. Afin de se protéger de sa mère, Léviathan avait pris l'habitude de mentir. Afin de se venger, il avait développé une fourberie sans égal. Il voyait défiler des cohortes d'hommes dans sa demeure qui ne faisait toujours que passer, l'insultant copieusement. Sa mère lui avait bien dit qu'elle pensait que son "géniteur" avait trépassé, mais lui, préférait mentir à son père pour garder l'amour que ce dernier lui prodiguait. Devenu colérique, fourbe et un expert du mensonge, il était cependant excellent navigateur et son père l'avait dès ses quinze ans nommé capitaine d'un de ses navires de pêche. C'était justement sur ce navire que Gabriel fut affecté.

La vie Active

Un soir où Léviathan devait prendre la mer, il croisa sa mère, ronde comme une casserole qui l'insulta à foison et lui cracha au visage l’insultant de bâtard. Léviathan vit rouge, et une terrible colère s'empara de lui. Il s'approcha d'Hécate et la saisit par le cou avec ses deux mains. Il ne fallu que quelques instants pour qu'Hécate cesse de respirer et Léviathan n'éprouva aucun remord pour le geste qu'il avait fait, au contraire il se sentit encore plus fort et libéré d'un poids devenu trop lourd.

Léviathan arrivait toujours en hurlant, crachant sur les pêcheurs, les frappant et déclenchant en eux colère et ressentiment. Souvent les pêcheurs sombraient dans une colère noire et tentaient de frapper Léviathan, mais celui-ci heureux de leur haine pour lui, évitait toujours les coups et s'acharnait alors à les frapper le sourire aux lèvres. Gabriel assistait à tout cela, dans le silence. Les injures et cris de Léviathan glissaient sur lui comme la pluie sur une surface lisse. Déçu de la réaction de Gabriel, il le frappa et repartit voir ailleurs.

Les rencontres.

Quelques années passèrent et la haine qui émanait de Léviathan fut indubitablement ce qui attira la créature sans nom vers lui.

La Créature Sans Nom : "Tiens donc...et tu crois que tu serais capable de me faire du mal jeune idiot ? Léviathan, tu ne réalises pas encore ton importance. Tu commences juste à découvrir ton pouvoir... Si nous associons nos forces, nous mettrons fin à ce mensonge qu'est l'amour et nous ferons des forts les maitres d'Oanylone ! Si seulement tu connaissais le vrai pouvoir de la colère... Ta mère ne t'a jamais dit ce qui est arrivé à ton père... Léviathan, je suis ton père ! Lis dans ton cœur et tu sauras que je dis vrai !"
Léviathan : "Naôooonnn..."
La Créature Sans Nom : "Maintenant accomplis ta destinée et tue cet usurpateur qu'est Leto. Tôt ou tard il apprendra le secret de ta naissance et alors, tu n'auras plus rien. Lorsque Léto sera éliminé et que tu auras vieilli, alors, je reviendrais. Sers-toi de ta haine jeune marin, laisse libre court à ta colère et un jour nous nous reverrons."

Quelque temps plus tard, on apprit que Léto avait été tué par accident ... soit disant ...

Devenu le patron, Leviathan devint incontrôlable, il déchaînait sa colère sur tous et engendrait ainsi la colère parmi tous. Seul, Gabriel restait inébranlable devant les injures et les brimades de Léviathan. Ce dernier en restait incrédule, il ne comprenait pas que malgré tout le déferlement de haine dont il abreuvait Gabriel, celui-ci reste calme, obéissant et travailleur...

Un soir, Dieu parla à Gabriel dans son sommeil et lui dit :

« Homme, je souffle chaque jour ma parole dans le creux de ton oreille mais toi, pêcheur et profiteur, tu changes les Ecritures, et pervertis mes dires. Mais viendra le jour où je confierai à Un ma parole de sagesse et à Un autre mes commandements. Car je t’aime, Homme, Et tant que tu voudras entendre ce que j’ai à révéler, Je parlerai, Et lorsque sciemment tu te fermeras totalement à mes dires, Je t’enverrai brûler dans les flammes de l’enfer. Car seule la souffrance pourra te faire voir que chaque jour j’œuvre pour ton bien. Si je t’obligeais à me suivre tu ne comprendrais pas en quoi il est bon de me suivre. Tu mets du temps à comprendre, Homme, Et pourtant je t’aime.
Va Gabriel, Transmets Mon message à ceux que tu jugeras dignes d'être sauvés. Car Gabriel, Je te le dis, d'ici peu cette ère de décadence prendra fin. Et seuls les justes seront sauvés. »

Missionnaires.

Alors Gabriel parcourut Oanylone à la recherche des justes, il leur donna une telle soif de Dieu que beaucoup commencèrent à œuvrer pour la gloire de Dieu. Il disait ces paroles :

« Mes amis, mes frères, Dieu réserve à chacun d’entre vous une voie particulière. Il ne cesse de vous la crier au plus profond de votre cœur. Sachez-vous ouvrir à son appel et répondre « Oui ! » « Alors, Ouvrez vos cœurs.» »

Beaucoup furent touchés par ses dires, mais cela ne suffit pas à maintenir la foule des hommes entêtés sur la voie de Dieu.

De son coté la pêche était devenue une piètre activité aux yeux de Léviathan et celui-ci décida de se lancer dans la piraterie. Il recruta des marins aguerris, les débusquant dans les tavernes mal famées, leur offrant alcool et filles de joies pour les convaincre de le rejoindre dans sa quête destructrice et malsaine. Ainsi le règne de Léviathan débuta sur la mer d'Oane qui bordait la grande cité, ne laissant jamais de survivant derrière lui.

Souvent il rencontrait Gabriel à terre, et l’on rapporta une de leur discussion :

Gabriel : "Léviathan ! Pourquoi tant de haine ?"
Léviathan : "Parce que dans toute l'humanité mon gars, il n'y a que deux types d’Hommes. Il y a celui qui reste à la place où il doit être et celui qui a son pied sur la tronche de l'autre !"

La créature sans nom décida alors de retourner près de Léviathan qui n'avait vécu qu'à travers la violence et la folie et qui était pleinement d'accord avec le fait que le fort dominait le faible. Ainsi Léviathan descendit prêcher la colère. Voici un extrait de l'une de ses prêches :

"La marche des Hommes est semée d'obstacles qui sont les entreprises altruistes, l'œuvre des vertueux. Béni soit-il l’Homme de bonne volonté qui, au nom de la colère, se fait le berger des forts qu'il guide dans la vallée d'ombre de la mort et des larmes car il est le gardien de son frère et la providence des enfants égarés."

Meurtre et provocation.

C'est alors que Léviathan, qui était toujours très intrigué face à la tempérance de Gabriel le fit venir. Quand il arriva, il vit son père attaché à un mat. Léviathan commença à frapper Vorian, Gabriel le supplia d'arrêter, mais plus Gabriel suppliait, plus Léviathan frappait fort... Léviathan frappa si fort, qu'il transperça dans une explosion de sang le ventre de Vorian qui mourut sur le coup, accompagné des pleurs de son fils... Léviathan s'attendait à ce que Gabriel réagisse et, ivre de colère, tente de venger son père, mais Gabriel n'en fit rien, il tourna le dos et quitta la pièce, mais juste avant de partir il dit ceci à Léviathan : "Ta Haine et ta colère ne m'atteignent pas, tu penses être le plus fort, mais ta fin est proche, Dieu te punira pour tes péchés et tu seras condamné à une éternité de souffrance." Avant que Léviathan ait eu le temps de répondre, Gabriel était parti...

Gabriel s'approchait du navire « Qué-Bec » dont l'armateur était un de ses amis. Il s'apprêtait à aller le voir lorsque des éclairs apparurent dans le ciel. Gabriel comprit tout de suite que l'heure de la chute d'Oanylone était venue.

La chute d’Oanylone.

Gabriel décida immédiatement d'aller prévenir tous ceux qu'il avait rencontrés et qui l'avaient suivi dans la voie de la vertu pour les sauver. Il commença par prévenir son ami Alcisde, l'armateur du « Qué-Bec » pour qu'il prépare le navire à embarquer tous ceux qu'il ramènerait afin de les sauver. Il parcourut alors les rues d'Oanylone prévenant tous ceux qu'il connaissait de se rendre au port et d'embarquer sur le «Qué-Bec ».

Léviathan lui prêcha encore et encore pour dire que le fort dominait le faible et déclara sans cesse que la colère et la haine étaient engeances salvatrices. L'amiral était convaincu que Dieu ne tuerait pas ses propres créatures car Il était faible. Il instilla dans le cœur des plus mauvais l'idée que si Dieu avait été fort, il aurait été colère et vengeance au lieu d'être amour et tempérance. Beaucoup le suivirent dans sa folle entreprise.

Alors que Gabriel revenait, il vit Léviathan projeter une énorme poutre sur le navire qui en tombant dans sa voile le fit prisonnier de la ville. Gabriel, n’écoutant que sa foi, fonça sur le pont pour aider à libérer le « Qué-Bec ». La poutre était trop haute, et Gabriel qui était très fort, proposa de faire une échelle de son corps. Il prit une planche qu’il tint à deux mains et dit à un des marins « Monte sur mon corps, tu peux m’utiliser comme une échelle » Celui-ci put ainsi grimper jusqu’à la poutre et libérer le navire. Tous crièrent alors «Vive le Qué-Bec libre ! ». Ainsi libéré, tous montèrent à bord du navire.

Un homme demanda alors à Gabriel "Qu’attend Dieu de nous ?" Ce à quoi Gabriel répondit :

"Oane nous a pourtant gravé les paroles du Créateur sur le premier mur de notre cité, il y est écrit ce que Dieu a dit à nos ancêtres : Que votre fidélité soit celle des enfants envers leurs parents ou je serai aussi sévère que les parents envers leurs enfants. Car, lorsque chacun de vous mourra, Je le jugerai, en fonction de la vie qu’il a menée. Le soleil inondera chaque jour le monde de sa lumière, par preuve d’amour pour Ma création. Ceux, parmi les tiens, que j’y enverrai, vivrons une éternité de bonheur. Mais entre chaque jour, la lune prendra la relève. Et ceux qui, parmi les tiens, y seront jetés n’y connaîtront plus que la tourmente.

Mais moi je vous dis aussi ceci : Ce jour est un jour tout neuf. Ne permettez pas que la tombée du jour Vous trouve semblable à ce que vous étiez à l'aube. Car demain serra peut être le jour où vous serez jugé."

Le navire s'éloigna tandis que Gabriel retourna dans la ville en proie au chaos absolu. Et, durant six jours, il fit tout ce qu'il put pour sauver ceux qui pouvaient encore l'être...

Vint alors le septième jour qui fut un cataclysme effroyable. Gabriel était sur le port quand il vit Léviathan, fou de rage, tenter de fuir la ville sur son navire appelé le "Kraken", mais les éléments étaient déchainés et un terrible tourbillon se forma autour du Kraken et l'engloutit. C'est alors qu'un gigantesque tremblement de terre détruisit Oanylone.

L’Après.

Des témoins virent alors un arc en ciel illuminer les cieux obscurs et certains reconnurent alors Gabriel tandis qu'il était emporté vers le soleil. Léviathan fut conduit devant le Très Haut. Même en cet instant sa colère ne faiblit pas, et sa punition fut terrible. Il avait à ce point incarné la colère que Dieu l'envoya sur l'enfer lunaire avec le titre de prince démon, Il transforma son corps afin qu'il devienne le péché a travers lequel il avait vécu. Ainsi, Léviathan prit l'apparence d'un immense taureau musculeux aux yeux injectés de sang, soufflant des flammes par les naseaux. Lors du jugement dernier ceux qui ont péché par la colère et qui se sont abandonné à la haine de l’autre tuant et répandant le malheur, ceux qui ont tenté de toutes leurs forces de lutter contre leur condition, viennent rejoindre les rangs de Léviathan, Prince démon de la colère.

Citation :
Hagiographie de Sainte Galadrielle Archange de la Conservation et Démonographie d’Azazel Prince-Démon de la Gourmandise.

Enfances noires :
Galadrielle naquit dans la Ville d'Oanylone livrée aux péchés. Sa famille faisait partie de ceux qui se revendiquaient comme les forts. Ils contrôlaient le commerce des vaches s'assurant ainsi de leur supériorité sur les autres. Barricadée dans une grande bâtisse à flanc de colline surplombant Oanylone , Galadrielle était une enfant simple qui ne demandait jamais rien se contentant de ce qu'on lui offrait. De Dieu elle ne connut rien durant son enfance. Elle fut vite rejetée par sa famille qui la trouvait trop faible. Se retrouvant dans le grenier de sa maison, seule dans le noir, il arriva un jour qui changea tout pour elle.

La chance lui souriant elle trouva des livres des bougies et un petit objet permettant de créer une flamme. Elle apprit ainsi à lire, seule dans son grenier et découvrit entre autre chose un vieil ensemble de parchemins. Ce livre racontait l'histoire d'Oane et de la création de la cité et c'est ainsi que Galadrielle découvrit l'existence de Dieu. A partir de ce jour elle le pria chaque jour priant un peu plus le dimanche pour communier encore davantage avec Lui comme le faisait les citoyens avant en se réunissant sur la tombe du Guide.

Les parents d’Azazel, âgés d’une quarantaine d’années, décidèrent d’avoir un enfant comme on décide de s’acheter un objet. Ils achetèrent l’enfant à une pauvre femme et ainsi, Azazel, né pauvre, alla vivre dans le luxe et l’opulence entouré de parents exigeants mais non aimants. Azazel fut vite livré à lui-même. Aucun interdit … En échange ? L’accès à tout, oui à tout !

Azazel devint vite méconnaissable. Il était désormais reconnu pour embonpoint précoce qui lui avait valu le surnom de glouton. Sa taille imposait la crainte auprès de ses compagnons. Ses rondeurs, son gras et ses doigts bouffis surprenait tous ceux qui le côtoyaient. Sa peau ruisselait de graisse à chaque rayon de soleil. Son sourire et son regard mettait mal à l’aise quiconque l’approchait tant ils dégageaient inimitié et dédain. Azazel cultivait sa solitude et son impolitesse. Plus il grandissait, plus sa force décuplait, mais le peu de temps passé à s’instruire le rendit stupide et lourd. L’acédie régnait en maître au sein de la maisonnée et Azazel n’entendit jamais parler du Très Haut et d’Oane.

Voici ce qu’Azazel dit un jour et ce qui lui fut répondu :

Azazel : "Le royaume du Très Haut fait de tempérance, de modération et bien, je n’en veux pas. Dès que je me lève, je veux pouvoir manger comme je l’entends. A longueur de journée, je désire me vautrer dans la nourriture en quantité. Le désir, la joie que cela me procure me suffit amplement. Et maintenant il suffit, vous m’ennuyez et je ne souhaite plus gâcher mon plaisir pour écouter vos fadaises."

Serviteur d’Oane : "La miséricorde et la patience du Très Haut a ses limites que vous venez de franchir. Je devine en vous un avenir des plus sombre et torturé."

Et le fidèle, outré, s’en alla rejoindre ses frères. "Je vous le dis mes amis…. Oanylone vit ces derniers moments. Le Très Haut ne pourra laisser ces êtres agirent de la sorte plus longtemps. Il ne peut en être ainsi. C’est inconcevable. Le glouton que je viens de voir m’a a jamais convaincu de cette idée, si j’eu encore quelques doutes".

Libérations :

Un jour un grand fracas réveilla Galadrielle. La maison était attaquée et le vice poussé à son paroxysme, la ville n'était plus qu'un charnier où tout le monde s'entretuait, forniquait et c'était à présent à la famille de Galadrielle de payer le prix de la déchéance des hommes qui avaient oubliés Dieu et son Amour. Toute la famille et la maisonnée furent massacrés, les femmes violées avant d'être égorgées ou étripées.

Galadrielle, cachée au fond de son grenier pria et pu s'échapper. Elle trouva en ville des personnes qui, comme elle, croyaient encore en Dieu et son Amour. Elle les aida autant que possible, mangeant et buvant toujours peu, ne gardant rien pour elle qu'une vieille robe simple pour se vêtir. Durant ce temps elle servit le pauvre et le faible faisant preuve de la plus grande générosité possible, son humilité était reconnue de tous ceux qui étaient avec elle.

A la mort de ses parents, Azazel lui hérita d’une fortune considérable. Il n’en fallut guère plus à ce jeune homme pour mener une vie de débauche et de corruption. Les fêtes qu’il organisait étaient somptueuses, il y en avait pour tous les vices et toutes les débauches, on assistait là à de vraies orgies. La nourriture et le vin se présentaient en abondance, les hommes et les femmes assouvissaient leurs plus viles envies. Toute personne essayant d’agir avec pudeur, abstinence et pondération tombaient dans la vindicte populaire. Ce harcèlement faisait rompre les plus faibles et seuls quelques fidèles résistaient.

La Bataille :

C'est alors que Dieu s'adressa aux habitants d'Oanylone leur annonçant la destruction prochaine de la ville.

Les sept Seigneurs du Vice apparurent et prirent le contrôle d'une partie de la ville pour leur rébellion contre Dieu. La bataille dura sept jours et Azazel fit honneur à sa force titanesque. La lutte aurait été favorable à Azazel si ses hommes, emplis de peur et de couardise, ne l’avait trahi en apercevant les sept futurs archanges se diriger vers lui. Abandonnés de tous, Azazel continua la lutte et ce n’est que le septième jour qu’il plia et qu’il fut présenté devant le Créateur…

Galadrielle était dans le camp opposé, dans ceux qui croyaient encore au Tout-Puissant, à son Amour et reconnaissait les péchés des hommes et les assumant avec humilité. Durant les six jours Galadrielle pria avec les six autres vertueux ainsi qu'avec la poignée d’hommes et de femmes les ayant suivis. Durant ces six jours Dieu s'adressa à elle par deux fois. La première alors qu'une femme était mourante faute de nourriture. Il lui dit alors :

- "Galadrielle, des sept humains qui incarnent les vertus suprêmes tu es celle qui possède le moins et n’éprouve jamais le besoin, aide cette femme pour me prouver que tu incarnes bien la conservation et tu seras récompensée."

Durant les deux jours qui suivirent Galadrielle ne mangea qu'un quignon de pain, laissant le reste de sa ration à la femme qui fut sauvé. Le troisième jour Dieu parla une nouvelle fois à Galadrielle et lui dit comme la première fois :

- "Galadrielle, des sept humains qui incarnent les vertus suprêmes tu es celle qui possède le moins et n’éprouve jamais le besoin, offre à tes compagnons tout ce que tu possèdes pour me prouver que tu incarnes bien la conservation et tu seras récompensée."

Galadrielle donna alors tout ce qu'elle possédait. Et mangeant grâce à l'amitié de ses compagnons qui chacun leur tour lui donnèrent un peu de quoi se nourrir chaque jour. Le septième jour arriva et toute la ville fut engloutie. Les sept eurent l'honneur d'être appelés archanges pour l'humilité ainsi que la vertu qu'ils avaient tous incarnés, leurs disciples devinrent des anges car ils avaient prouvés eux aussi leur désir de repentance.

L’Eternité :

Azazel, défait fut présenté devant le Très Haut. Le glouton ne fit preuve en aucune manière d’humilité et c’est avec insolence qu’il regarda le miséricordieux droit dans les yeux, l’insulta, et le défia encore.

Sur la lune, depuis sa chute, Azazel vit son corps changer prenant une forme bien particulière. Il n’est plus qu’une énorme masse de mal. Grand sommelier et échanson il s’assure de pourvoir à la soif des âmes déchues.

Citation :
Hagiographie de Saint Georges Archange de l’Amitié et Démonographie de Belzebuth Prince-Démon de l’Avarice.

La Naissance et l'enfance de Belzébuth

Belzébuth, fils de Grodass et d'Irénée mis de nombreuses heures à quitter le ventre de sa mère. Celle-ci meurtrie dans son corps, fût vite emportée. Grodass, cultivateur renommé avait deux autres fils, Guignol et Pimpon, qui se moquaient éperdument de la venue de ce petit être. Belzébuth fut ainsi élevé par son père qui ne lui témoignait que peu d'affection, et par sa mère adoptive, une femme dure et dodue , Rita qui n'aimait pas cet enfant et qui avait décidé de lui rendre la vie aussi dure que possible.

À huit ans, Belzébuth fut emmené par Grodass aux champs, histoire de lui montrer comment faire pousser les céréales et lui inculquer les principes et valeurs de base. Ce dernier n'était jamais avare de conseils, qui avaient pour but, de faire du gamin un paysan accompli.

Ainsi, Belzébuth commença très jeune à comprendre ce qui faisait d'une terre une bonne terre, il comprit très vite aussi comment commercer et sur quoi jouer pour tirer les meilleurs profits. Il ne se souciait pas de sa fratrie, préférant côtoyer son père qui voyait en lui un successeur prometteur. Cela fit grandir chez ses frères une jalousie et moult mauvais traitements. Il était devenu prince aux yeux de son père et ennemi mortel pour ses aînés. Ainsi, Belzébuth ne pensait plus qu'à lui, il était devenu indifférent à ses proches, hormis son père.

L'ascension et l'accession à la fortune

A à peine quinze ans, Grodass, désormais usé et vieilli vint à lui.

-"Ces terres, sont désormais les tiennes, et tes frères qui cultivent pour moi, s'devront de t'aider. J'te fais confiance, tu sais vendre et faire pousser."

Grodass savait qu'il était temps pour lui de partir et expliqua cela à son fils avant de quitter la demeure familiale. Il l'avait chargé d'annoncer cela à ses frères. Le jeune Belzébuth sachant bien que ses frères ne seraient pas de l'avis de leur père, décida sur l'heure d'embaucher un homme de main pour protéger ce qui lui avait été transmis. Il trouva l'homme qui lui fallait, fort comme un roc, balafré et scarifié, Astaroth. Lorsque Pimpon et Guignol rentrèrent des Champs, ils trouvèrent porte close et Belzébuth apparut derrière eux, avec son garde du corps. C'est avec férocité et assurance qu'il leur déclara ces quelques mots :

-"Le Pater s'est barré ! Il m'a légué terres et demeure, désormais tout ce qui était à lui est à moi ! Vous m'avez gâché mon enfance et m'avez pourri la vie, alors, pour vous punir, je ne vous donnerai rien ! Hors de question que deux fumistes tels que vous, qui ont profité honteusement des écus de leur père à glander pendant des années profitent aujourd'hui du fruit de son labeur. S’ il vous prenait l'envie de remettre les pieds sur mes terres, je vous enverrais Astaroth qui vous fera passer de vie à trépas."

C'est ainsi que débuta l'ascension de Belzébuth. Il mit à profit ce qu'il avait appris, de sorte qu’à l'aube de la trentaine, Belzébuth avait acquis la moitié des cultures céréalières d'Oanylone, sa demeure était devenue domaine et son pécule s'était transformé en fortune. Chaque mois, les envoyés des dirigeants venaient le voir et lui demandaient s'il ne voulait pas donner un peu de ses biens pour aider la communauté, à chaque fois, Belzébuth refusait.

Ainsi, les envoyés repartaient et témoignaient de l'égoïsme de Belzébuth et de son incapacité à comprendre la notion d'intérêt collectif. A ceux qui disaient qu'il avait plus d'ennemis que d'amis, Belzébuth répondait qu'il n'avait cure d'avoir des amis car ceux-ci étaient avant tout des pique-assiettes.

Le songe et la révélation

Belzébuth avait trente cinq ans, et une nuit, il fit un rêve étrange. Il s'était vu marcher, sur une longue route désertique, seul et alors qu'il marchait sans but, une créature faite d'Ombre apparut et lui déclara :

l'ombre : "Belzébuth, tu es plus malin que les autres, tu es plus riche que les autres, tu pourrais avoir les hommes à ta botte, tu peux construire n’importe quelle route à partir d’ici, il te suffit de le vouloir ! Sers-toi de ce que tu as appris, met à profit ton savoir et use de la ruse pour devenir le plus fort dans ton domaine, tu verras qu’il ne suffit que de le vouloir pour qu’une nouvelle route s’offre à toi !"

L’ombre disparut en un instant et face à Belzébuth, un croisement avait vu le jour. Il décida de suivre ce chemin. Il envoya Astaroth au marché et lui ordonna d’acquérir toutes les céréales disponibles puis de les revendre le double du prix qu’il les avait acheté. Ensuite il lui ordonna de pénétrer chez chaque propriétaire de culture et de champs d’Oanylone, de les molester et de les forcer à lui vendre, au meilleur prix, toutes leurs cultures et leurs champs. En quelques jours, Belzébuth parvint à devenir l’unique producteur de céréales d’Oanylone, mais cela ne lui suffisait pas. Pour gérer ses terres, il employait a un tarif si bas, qu’il ne permettait pas aux travailleurs de manger à leur faim. Il pratiquait des prix tout autant élevés qui rendait le blé et le maïs si cher, que toute la chaine des marchandises connaissait une inflation record. Ainsi, Belzébuth avait fait main basse sur presque tout le marché et dirigeait en sous main l’économie locale. Bientôt, la plèbe vint à gronder et les autorités vinrent trouver Belzébuth pour lui signifier leur mécontentement … en vain.

Les habitants et les gouvernants décidèrent de réagir et créèrent une coopérative afin de concurrencer Belzébuth, s’il ne vendait plus, alors peut-être daignerait-ils les recevoir pensaient-ils …

L’avènement d’une destinée

Face à tant d’audace, Belzébuth ordonna à Astaroth d’aller dans les bas quartiers recruter les pires malandrins et de former ainsi une milice pour aller saccager les champs, tuer les bêtes et brûler les demeures de ceux qui avaient adhéré à cette coopérative. Le lendemain d’une nuit de terreur, Oanylone était transie de peur et ainsi, Belzébuth n’eut qu’à imposer ce qui lui plaisait. Il ne fallu que quelques mois pour que la fortune de Belzébuth augmente de façon exponentielle, au prix de nombreux sacrifices pour la population d’Oanylone. Les paysans étaient désormais pauvres et sans terre, les éleveurs gagnaient tout juste de quoi se nourrir, les gouvernants s’étaient laissés achetés pendant que les plus pauvres crevaient de faim.

Tous comprirent que rien ne changerait cet homme et c’est à cette époque que le Très haut manifesta sa colère envers Oanylone et décida de punir ceux qui avaient tant pêché qu’ils en avaient oublié le sens de la vie.

La rébellion

C’est à ce moment que la créature sans nom s’intéressa à nouveau à Belzébuth, la première fois, elle lui était apparue en rêve, mais cette fois-ci, elle vint susurrer à ses oreilles les mots qui sont ici retranscrits :

"Belzzzzébuth…Belzzzébuthhh…écoute-moi ! Tu as montré aux hommes que tu étais le plus fort, tu leur as montré que le faible n’avait aucun avenir parmi les hommes. Bientôt, des hommes viendront et te tiendront tête, prétextant que l’amour est ce qui lie les hommes, ils parleront d’amitié et de la colère du Très Haut. Ne les écoute pas car ils ne sont que mensonge et malice."

Belzébuth n’avait que peu d’affinité avec ceux qui vénéraient le Très haut. Les rites légués par Oane lui étaient méconnus et, il trouvait cela plutôt stupide. C’est alors qu’il quitta enfin sa demeure et qu’il arpenta les rues et les places de la ville pour prêcher sa vérité :

"N’écoutez pas ceux qui vous disent que la fin est proche ! N’écoutez pas ceux qui vous font croire que Dieu est Tout Puissant ! Dieu est faible et jaloux de notre réussite. Jamais Dieu ne mettra ses menaces à exécution car il ne tuera pas Ses propres enfants ! Ne partez pas d’Oanylone, continuez à vivre comme vous vivez et envoyez paitre ceux qui prêchent pour Lui !"

Nombreux sont ceux qui ceux qui l’écoutèrent et qui écoutèrent les autres prêcheurs, tandis qu’Oanylone était tombée dans le vice le plus profond et le péché le plus abject, Belzébuth gardait sa richesse et se gaussait de ceux qui n’avaient de quoi vivre. L’avarice dont il faisait montre n’avait aucun égal, et ceux qui tentèrent de venir lui voler ce qu’il possédait étaient tués sans ménagement. Avec les six autres prêcheurs, Belzébuth répandit les venimeuses paroles de la créature sans nom avec tant de ferveur et de pugnacité qu'il était convaincu que rien ne se passerait.

I L’amitié

Cela faisait six jours que les éléments se déchaînaient sur la ville d’Oanylone. Parmi le petit groupe qui s’était réfugié dans l’ancienne réserve de blé, on pouvait voir bien des pêcheurs. Tous savaient pourquoi ils étaient punis, mais aucun n’osait l’avouer, certains cherchant même à en rejeter la faute sur les autres, dans l’espoir vain de faire oublier ses propres péchés.

Une bourrasque terrible vînt enfoncer la porte. Et le silence se fit. Les réfugiés s’étaient tus, paralysés par la terreur, en voyant l’ombre qui se découpait dans l’encablure de la porte. Il laissa apparaître un léger sourire et tous les réfugiés soupirèrent de soulagement. Puis il laissa entendre sa voix caverneuse :

"Quand il n’y a plus d’espoir, il reste toujours l’amitié."

Alors, une vielle femme, au regard dur, à la volonté de fer, s’avança vers lui et lui demanda :

Les richesses du monde nous sont-elles à jamais interdites pour honorer la richesse de l’âme ?"

"La vie vous a-t-elle appris à renier votre main gauche pour employer la droite ? ", demanda l’homme. "Il en est de même pour les trésors que Dieu a créés pour nous. Que les richesses matérielles soient vôtres, car Dieu, par amour pour Ses enfants, nous en a fait don. Mais n’oublions jamais qu’il n’est pas de plus beau trésor que l’amitié."

Alors, un jeune homme se dressa et lui demanda: "Mais qui es-tu, toi dont les paroles sont emplies de sagesse ?"

"Mon nom est Georges", répondit-il.

II L’avarice
Sur une des sept collines d'Oanylone, un homme ne craignait pas pour sa vie, car celle-ci n'avait pas d'importance pour lui. Mais il était tant attaché à ses biens qu'il ne pouvait s'en séparer. Pendant que les gens massacraient et violaient, lui décidait de construire une tour si haute, si large si solide qu'il pourrait y entreposer ses biens à l'abri de la convoitise d'autrui. Il avait embauché des maçons et des soldats, leur promettant un salaire sans égal, les uns pour construire sa forteresse et les autres pour repousser les pauvres. Cet homme évidemment c’était Belzébuth.

Alors vint Georges, suivi de tous les malheureux qui avaient croisé son chemin. Lorsque ceux-ci virent les richesses, ils coururent prendre leur part, n'écoutant pas les exhortations à la mesure que criait Georges. Et les gardes dégainèrent et leur donnèrent la mort. Lorsque le massacre se fut terminé Georges approcha des soldats, d'un pas calme et assuré. L'un d'eux, lui présenta sa lame sous le menton, mais Georges lui dit: "Pourquoi as-tu tué ces pauvres gens ?".

"Le sire Belzébuth me paiera une fortune lorsque sa tour sera construite et que ses richesses y seront entreposées", dit le soldat sûr de lui.
"Alors, tu tues pour servir une personne qui ne veut que conserver ses richesses et tu croies qu'il tiendra parole et te paiera ensuite, comme il te l'a promis ?

En vérité, je te le dis, quiconque vit pour les biens matériels, au détriment de l'amitié que tout enfant de Dieu se doit de porter à ses semblables, ne mérite aucune confiance. Au lieu de tuer pour défendre l'avarice d'un tel homme, prends ces richesses et donne-les à ceux qui en ont véritablement besoin. Dieu a créé ces biens pour que toutes Ses créatures puissent y trouver de quoi vivre à l'abri du besoin, pas pour qu'un seul en jouisse plus qu'aucun autre."

Alors, les gardes posèrent leurs armes, les maçons cessèrent leur travail, les gens s'approchèrent, et ils se partagèrent les richesses. Belzébuth hurla sa rage de voir ses biens lui échapper. Mais cela se déroulait lors du septième jour de la punition divine sur Oanylone. Georges aperçut un enfant en pleurs, la jambe coincée sous un lourd coffre. Il courut jusqu'à lui et lorsqu'il l'atteignit, il lui dégagea la jambe, le pris dans ses bras et tenta de fuir. Alors, certaines personnes décidèrent de le rejoindre afin de l'aider dans cette tentative désespérée, mais toute la colline s'engloutit alors dans les entrailles de la terre.

Les gens étaient anéantis par la tristesse de perdre de tels amis. Ils se demandèrent alors si Dieu ne prenait pas plaisir à faire souffrir Sa création. Mais il n'en était rien et ils le comprirent lorsqu'ils virent des êtres irradiant de calme et de douceur en sortirent, portés par de majestueuses ailes blanches. Ils virent surtout Georges, élevé au rang d'archange, tenir l’enfant dans ces bras et le rendre à sa mère, indemne.

Une éternité d'Avarice

Belzébuth fût présenté comme chaque être humain resté à Oanylone devant Dieu, fidèle à lui-même, il refusa de reconnaitre Sa Toute Puissance et fut envoyé comme ses six acolytes, sur l'enfer lunaire. Son apparence prit la forme de son vice et son corps se déforma tant qu'il ne ressembla plus aucunement à un humain. Il devint l'avarice qu'il incarnait en Oanylone, et prit la forme d'une gigantesque araignée recouverte d’or, aux milliers d’yeux de diamant.

Depuis lors, le prince démon Belzébuth règne sans partage sur les galeries et les gouffres de l'enfer, et les âmes damnées qui ont péché par avarice le rejoignent pour subir une éternité de tourments sous son joug tyrannique.

Citation :
Hagiographie de Saint Miguael Archange du Don de Soi et Démonographie de Belial Prince-Démon de l’Orgueil.

NB : Cette Hagio/Déomonographie est incomplète. Le Saint Office travaille toujours sur sa traduction.

Naissances de Miguaël et Belial

Dans la ville d’Oanylone vivait Adiguaëlle, femme de Théophile de qui elle attendait deux jumeaux. Ces enfants avaient été conçus dans l’amour le plus grand et n’avaient été entachés d’aucune luxure. Adiguaëlle était une femme généreuse toujours à l’écoute de son entourage. Habituellement, elle s’occupait des plus pauvres mais en ce moment la situation était difficile, les hommes commençaient à se détourner de Dieu, le nombre de nécessiteux ne cessait de grandir et ceux-ci étaient méprisés par les plus forts. Epuisée par cette situation et par les enfants qu’elle attendait, Adiguaëlle ne pouvait plus les maintenir dans le droit chemin. Elle mit au monde deux garçons, l’un nommé Miguaël qui selon une légende signifie « donne et aime » ; l’autre Belial ce qui signifie « donnes et tu recevras ». A ce moment-là, la créature sans nom persuada les plus pauvres d’aller tuer cette famille. Pressentant le danger, Théophile prit Miguaël et son frère des mains de sa mère et après les avoir embrassés les cacha sous une caisse. A peine avait-il reposé la caisse que déjà ceux pour qui Adiguaëlle œuvrait chaque jour entrèrent et les tuèrent de la façon la plus horrible qui soit. Mais les enfants, sous leur caisse furent épargnés car on ne les avait pas vus.

Ils furent recueillis par Ménopus, un homme âgé et pieux qui ne savait rien de l’origine de ces « amours » comme il aimait à les appeler, et qui ne souhaitait rien en savoir. Ces deux jeunes garçons grandirent donc sans jamais se séparer ; existait entre eux un lien si grand qu’il allait au-delà de l’amitié et de l’amour fraternel mais malheureusement l’un d’eux allait finir par se détourner.

La Tentation de Belial

Ces deux petits, malgré les tentations de la créature sans nom continuaient à grandir pieusement et n’hésitait pas à privilégier les autres par rapport à eux-mêmes. Bien sûr après ce qui était arrivé à leurs parents, ils essayaient d’être discrets jusqu’au jour où la Créature vint parler à Belial : "Pourquoi privilégier les autres surtout quand ceux-ci n’ont rien à vous offrir, servez donc des riches, eux vous paieront, ainsi vous ne travaillerez pour rien."

Belial lui répondit : "Je n’ai jamais travaillé pour rien, ces personnes ont besoin de moi, si nous ne le faisons pas qui le fera ?"

- "Personne mais que te donnent-ils en échange, rien, ils pestent contre toi car plus tu leur donnes, plus ils veulent."

Cette réflexion ne le toucha pas de suite mais au fur et à mesure qu’il grandissait, celle-ci insistait et il fut un moment où il ne put plus faire face. Il commença par demander des sous en échange mais les pauvres déjà sans argent ne purent plus donner. Il arrêta donc là son service et commença lui aussi à entrer dans la paresse et le pêché, se satisfaisant toujours plus de ses actions et ne voyant pas qu’il n’était pas indispensable.

La tentation de Miguaël et sa prière

La créature sans nom vient ensuite parler à l’oreille de Miguaël mais celui-ci connaissant ses intentions ne voulut pas l’écouter car plus il se laisserait tenter, plus il serait dur de résister. Entendant en prière, il se mit à genoux et récita la prière suivante qui sera longtemps utilisée par les clercs.

"Ô Dieu Très-Haut,
Père de l’humanité
Et Toute-Puissance divine,
Ferme mes oreilles
Aux tentations
Et ouvre mes yeux
A l’amour sans fin que tu me donnes,
Que je puisse donner à ceux qui doivent recevoir,
Aimer ceux qui doivent l’être,
En sachant toujours,
Que si je n’étais pas là,
Quelqu’un d’autre serait là pour le faire
Car c’est Toi qui parle par ma bouche
Et qui œuvre par mes mains.
Pardonne à mon frère et à tous les autres
Ils ne savent pas ce qu’Ils font."

Ce jeune homme était béni de Dieu, c’était sûr, il avait été choisi afin qu’il donne sa vie pour ce monde. Devant une telle force et bénédiction la créature sans nom ne pouvait plus rien et même si elle le tenta bien d’autre fois, ne pu jamais convaincre Miguaël, ne serait-ce qu’un peu.

La Punition

La situation des hommes n’allait pas en s’arrangeant. Ceux-ci ne voyaient plus Dieu et n’agissaient plus qu’en fonction d’eux-mêmes au détriment de leurs frères et de leur propre famille. Cela menait à des rivalités et même bien souvent à des crimes sans précédents. C’est à ce moment-là que la Punition Divine tomba. Alors des éclairs se firent et tandis que beaucoup fuyait, les plus déterminés luttaient tant bien que mal et se divisèrent en deux groupes :

Ceux qui incarnent à eux seuls tous les pêchés du monde, les inaudiendis (NDLR : en latin, ceux qui n’entendent pas) et ceux qui conscient de leurs fautes, prêchait la repentance.

Ces deux groupes avaient chacun leurs adeptes, les Pêcheurs étant les plus nombreux, il fallait aux Vertueux une foi sans faille pour tenir et ne pas se pervertir.

Au bout du septième jour les inaudiendis, furent envoyés au plus profond des abysses, là où le feu gronde et où les pêcheurs sont suppliciés. Si l’on regarde, tous les êtres de la création sont pêcheurs mais le Très-Haut, dans sa grande bonté à proposé le pardon, qui n’accepte de le recevoir garde son pêché et le subira jusqu’à la fin des temps.

Questions :

Leviathan et Gabriel :

La colère est un vice, pourtant il arrive a l'Église d'ordonner des croisades. N'est-ce pas Paradoxal ?

Lorsque Leviathan tue gratuitement Vorian, Gabriel se contente de l'ignorer. Est ce une chose à faire ? Sinon que convient il de faire ?

Azazel et Galadrielle :

Comment définiriez vous la Conservation ?

Belzébuth et Georges :

Selon vous, à partir de quand Belzébuth fut hors de la vertu ? Lorsqu'il congédia ses frères ? Avant ? Après ?

Belial et Miguael :

Qu'est ce qui mena Belial à l'Orgueil ?

Le Don de soi est très proche d'une autre vertu, laquelle ?

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MessageSujet: Re: l) Partie V > 2 : Archanges & Princes Démons ; (Partie 2)    Mer 22 Fév 2017 - 6:59

Valérian était en train de lire les documents et commençait à préparer ses réponses.

[HRP]Je suis un peu pris, professionnellement, ces derniers jours, mais je ne lâche rien ! ^^[/HRP]
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MessageSujet: Re: l) Partie V > 2 : Archanges & Princes Démons ; (Partie 2)    Mer 22 Fév 2017 - 14:43

"Prenez votre temps, mon fils, les textes n'iront nul part!"

[Pas de trouble! Smile ]

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MessageSujet: Re: l) Partie V > 2 : Archanges & Princes Démons ; (Partie 2)    Jeu 23 Fév 2017 - 8:30

Citation :
Leviathan et Gabriel :

La colère est un vice, pourtant il arrive à l'Église d'ordonner des croisades. N'est-ce pas Paradoxal ?

Lors des croisades, il ne s’agit pas de colère, mais de rétablir une situation de paix et de calme en utilisant la force, mais de manière résonnée. Il est tout à fait possible d’utiliser les armes en ne s’en servant pas pour se venger, mais pour préserver la paix des peuples. Dans ce cas-là, tout est question de motivation, la colère n’est pas une motivation valable.

Lorsque Leviathan tue gratuitement Vorian, Gabriel se contente de l'ignorer. Est-ce une chose à faire ? Sinon que convient-il de faire ?
Oui, il me semble que c’est ce qu’il fallait faire. La problématique est simple, quelles sont les options disponibles pour Gabriel ? Ignorer ou répliquer ! Répliquer n’aurait pas calmer la peine qu’il avait, il n’aurait contenté que sa colère en se vengeant.

Azazel et Galadrielle :

Comment définiriez-vous la Conservation ?

La conservation est la conscience que nous avons besoin de matières premières pour survivre, eau, nourriture, sommeil, hygiène. Évidemment, il y a là, l’importance de ne pas en abuser pour ne pas tomber dans la gourmandise.

Belzébuth et Georges :

Selon vous, à partir de quand Belzébuth fut hors de la vertu ? Lorsqu'il congédia ses frères ? Avant ? Après ?

Il est, d’après moi, sorti de la vertu dès son plus jeune âge, lorsque son père lui enseignait la culture de céréale, à partir du moment où il ne se souciait plus de sa fratrie et qu’il ne pensait qu’à lui. La suite ne fit qu’amplifier le phénomène.

Belial et Miguael :

Qu'est ce qui mena Belial à l'Orgueil ?

La créature sans nom qui, à force de tenter Belial, le fit tomber dans l’orgueil.

Le Don de soi est très proche d'une autre vertu, laquelle ?
Le don de soi, est proche de l’Amitié, comment donner de soi si l’on n’aime pas son prochain ? Ce sont vraiment des valeurs proches et qui peuvent parfois se mêler.
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hull19
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MessageSujet: Re: l) Partie V > 2 : Archanges & Princes Démons ; (Partie 2)    Jeu 23 Fév 2017 - 17:03

Hull fit la lecture des réponses.

"Vous avez bien répondu. Vous auriez plus faire un petit peu plus dans vos explications, mais je ne veux pas vous décourager! Vous avez bien répondu, comme je disais. Passons à la suivante!"

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MessageSujet: Re: l) Partie V > 2 : Archanges & Princes Démons ; (Partie 2)    Jeu 23 Fév 2017 - 17:29

Éminence, a l'issue de ce séminaire, très instructif pour moi, je souhaite poursuivre mes études, si la possibilité m'en est offerte. Vous ne me découragerez pas, et vous n'arriverez pas à vous débarrasser de moi si facilement.
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MessageSujet: Re: l) Partie V > 2 : Archanges & Princes Démons ; (Partie 2)    Jeu 23 Fév 2017 - 20:00

Hull rit.

"Alors persévérez et nous continuerons ensemble votre instruction."

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