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 La Sainte et Justifiée Violence

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AuteurMessage
Richelieu1
Cardinal Archevêque d'Aix-en-Provence
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Lieu RP : Brignoles

Feuille de personnage
Nom et prénom: Ludovi de Sabran
Paroisse: Brignoles

MessageSujet: La Sainte et Justifiée Violence   Mer 6 Avr 2011 - 22:36

Citation :

Textes de références - La Sainte et Justifiée Violence

Pour les chevaliers croisés, c'est en toute sécurité qu'ils combattent pour le Très-Haut, sans avoir à craindre de pécher en tuant leurs adversaires, ni de périr, s'ils se font tuer eux-mêmes. Que la mort soit subie, qu'elle soit donnée, c'est toujours une mort pour le Très-Haut : elle n'a rien de criminel, elle est très glorieuse. Dans un cas, c'est pour servir la foi ; dans l'autre, elle permet de gagner le Soleil : le Très-Haut permet en effet que l'on tue un ennemi pour venger la foi, et le Très-Haut alors de se donner lui-même plus volontiers encore au chevalier pour le consoler. Ainsi, disais-je, le chevalier croisé donne-t-il la mort sans rien redouter ; mais il meurt avec plus de sécurité encore : c'est lui qui bénéficie de sa propre mort, le Très-Haut de la mort qu'il donne.

Car ce n'est pas sans raison qu'il porte l'épée : il est l'exécuteur de la volonté divine, que ce soit pour châtier les malfaiteurs ou pour glorifier les bons. Quand il met à mort un malfaiteur, il n'est pas un homicide, mais, si j'ose dire, un malicide. Il venge le Très-Haut de ceux qui font le mal ; il défend les aristotéliciens. S'il est tué lui-même, il ne périt pas : il parvient à son but, le but de tous les aristotéliciens, l’ultime étape du chemin de la vertu : le Soleil. La mort qu'il inflige est au profit du Très-Haut ; celle qu'il reçoit, au sien propre. De la mort du païen, l’aristotélicien peut tirer gloire, puisqu'il agit pour la gloire du Très-Haut ; dans la mort de l’aristotélicien, la générosité de Dieu se donne libre cours : il fait venir le chevalier à lui pour le récompenser. Dans le premier cas, le juste se réjouira en voyant le châtiment ; dans le second, il dira : "Puisque le juste retire du fruit de sa justice, il y a sans doute un Dieu qui juge les hommes sur la terre."

Pourtant, il ne convient pas de tuer les païens si l'on peut trouver un autre moyen de les empêcher de harceler ou d'opprimer les fidèles. Seuls les plus doctes prélats, nos cardinaux, peuvent juger qu'ils vaut mieux que les païens soient tués, plutôt que de laisser la menace que représentent les pécheurs suspendus au-dessus de la tête des justes, de peur de voir les justes se laisser entraîner à commettre l'iniquité.

Qu'ils soient rejetés loin du Soleil, ceux qui commettent l'iniquité, ceux qui s'efforcent d'enlever les inestimables richesses que Jérusalem réserve au peuple aristotélicien, ceux qui veulent souiller les Lieux saints et s'approprier le sanctuaire de Dieu. Que les deux glaives des fidèles soient levés sur la tête des ennemis, pour détruire quiconque s'élève contre la foi de Dieu, c'est-à-dire celle des aristotéliciens, "pour que les nations ne disent pas: où est leur Dieu ?"

Texte rédigé par feu monseigneur Zabouvski,
sous l'inspiration de l'oeuvre de Saint Bernard & surtout de la thématique des croisades en Terre Sainte

Code:
[quote][img]http://img206.imageshack.us/img206/4698/badgesaintofficenc8.png[/img]
[color=#1a3768][i][size=18][b]Textes de références - La Sainte et Justifiée Violence[/b][/i][/color][/size]

[color=black]Pour les chevaliers croisés, c'est en toute sécurité qu'ils combattent pour le Très-Haut, sans avoir à craindre de pécher en tuant leurs adversaires, ni de périr, s'ils se font tuer eux-mêmes. Que la mort soit subie, qu'elle soit donnée, c'est toujours une mort pour le Très-Haut : elle n'a rien de criminel, elle est très glorieuse. Dans un cas, c'est pour servir la foi ; dans l'autre, elle permet de gagner le Soleil : le Très-Haut permet en effet que l'on tue un ennemi pour venger la foi, et le Très-Haut alors de se donner lui-même plus volontiers encore au chevalier pour le consoler. Ainsi, disais-je, le chevalier croisé donne-t-il la mort sans rien redouter ; mais il meurt avec plus de sécurité encore : c'est lui qui bénéficie de sa propre mort, le Très-Haut de la mort qu'il donne.

Car ce n'est pas sans raison qu'il porte l'épée : il est l'exécuteur de la volonté divine, que ce soit pour châtier les malfaiteurs ou pour glorifier les bons. Quand il met à mort un malfaiteur, il n'est pas un homicide, mais, si j'ose dire, un malicide. Il venge le Très-Haut de ceux qui font le mal ; il défend les aristotéliciens. S'il est tué lui-même, il ne périt pas : il parvient à son but, le but de tous les aristotéliciens, l’ultime étape du chemin de la vertu : le Soleil. La mort qu'il inflige est au profit du Très-Haut ; celle qu'il reçoit, au sien propre. De la mort du païen, l’aristotélicien peut tirer gloire, puisqu'il agit pour la gloire du Très-Haut ; dans la mort de l’aristotélicien, la générosité de Dieu se donne libre cours : il fait venir le chevalier à lui pour le récompenser. Dans le premier cas, le juste se réjouira en voyant le châtiment ; dans le second, il dira : "Puisque le juste retire du fruit de sa justice, il y a sans doute un Dieu qui juge les hommes sur la terre."

Pourtant, il ne convient pas de tuer les païens si l'on peut trouver un autre moyen de les empêcher de harceler ou d'opprimer les fidèles. Seuls les plus doctes prélats, nos cardinaux, peuvent juger qu'ils vaut mieux que les païens soient tués, plutôt que de laisser la menace que représentent les pécheurs suspendus au-dessus de la tête des justes, de peur de voir les justes se laisser entraîner à commettre l'iniquité.

Qu'ils soient rejetés loin du Soleil, ceux qui commettent l'iniquité, ceux qui s'efforcent d'enlever les inestimables richesses que Jérusalem réserve au peuple aristotélicien, ceux qui veulent souiller les Lieux saints et s'approprier le sanctuaire de Dieu. Que les deux glaives des fidèles soient levés sur la tête des ennemis, pour détruire quiconque s'élève contre la foi de Dieu, c'est-à-dire celle des aristotéliciens, "pour que les nations ne disent pas: où est leur Dieu ?"

[i]Texte rédigé par feu monseigneur Zabouvski,
sous l'inspiration de l'oeuvre de Saint Bernard & surtout de la thématique des croisades en Terre Sainte[/i][/color][/quote]

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