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 De la beauté de l’univers, du nombre d’or et du Très-Haut

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Richelieu1
Cardinal Archevêque d'Aix-en-Provence
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Lieu RP : Brignoles

Feuille de personnage
Nom et prénom: Ludovi de Sabran
Paroisse: Brignoles

MessageSujet: De la beauté de l’univers, du nombre d’or et du Très-Haut   Mer 6 Avr 2011 - 22:34

Citation :

Textes de références - De la beauté de l’univers, du nombre d’or et du Très-Haut

Selon de nombreux savants aristotéliciens et illustres théologiens romains du passé, il existe une mesure divine qui rendrait beau tout ce qui répondrait à cette proportion bien précise. Ce nombre divin aurait des propriétés mathématiques et esthétiques fabuleuses. Il serait la matérialisation de l’étincelle divine dans la nature et la tentative humaine de rendre hommage au Très-Haut en bâtissant des monuments à sa gloire en respectant les divines proportions. Nous y voyons aussi la représentation physique du concept philosophique complexe du juste milieu Aristotélicien auquel tout homme et tout chose doit tendre pour rejoindre le dessein divin.

Le « nombre d’or» se dit également « Phi », en hommage à un théologien et architecte grec nommé Phidias, à qui l’on doit le Parthénon de l’Acropole d’Athènes. Merveille du monde antique, le Parthénon aurait en effet été construit selon des mesures divines bien précises, telles que sa façade s’inscrit dans un « rectangle d’or », c'est-à-dire dont le rapport de la longueur est égal à Phi. Le Saint-Office nous apprend que ce nombre est en fait la résolution d’une équation de second degré relativement simple : x² - x - 1 = 0. La solution positive se nomme « phi », se note en valeur exacte (1+v5)/2 (où "v" est la racine carrée) et est égale à 1.6180339887498 …
Que Dieu est grand et beau, l’univers est à son image !

Mais en quoi ce nombre étrange, issu des desseins du Très-Haut, peut-il bien être synonyme de beauté ? La réponse se trouve à l’origine en Egypte : il y a plusieurs millénaires fût bâtie Kheops, la plus haute pyramide de l’époque pharaonique. La hauteur d’une de ses faces triangulaires divisée par la moitié du côté de la base donne en effet le « Phi », dont la révélation fut donnée aux hommes par le Très-Haut. Les pyramides sont en effet le symbole spirituel de l’Egypte antique, et sont la première preuve historique de l’utilisation de la divine proportion. Le secret du nombre d’or serait passé ensuite passé grâce entre autre au précurseur pré-aristotélicien, le théologien et géomètre Pythagore, puis dans toute la civilisation grecque, qui s’en seraient à leur tour servis pour donner à bon nombre de leurs édifices religieux de « divines » proportions aristotéliciennes.

Le prophète Aristote écrit lui-même en sa « Poétique », dans un chapitre sur l'esthétique métaphysique, que la beauté de la nature résulte de certaines proportions et de certaines mesures et rythmes harmonieux. la Sainte Eglise Romaine Aristotélicienne a donc suivi l’inspiration de son prophète et a à son tour adopté le nombre d’or pour matérialiser les desseins du Très-Haut. On le retrouve en effet à partir du XIIe siècle dans certains édifices. C’est notamment le cas de la divinement belle cathédrale d’Amiens. Bon nombre de ses dimensions répondent en effet à la divine proportion. Entre autres, la longueur de la cathédrale, depuis le portail (dont les dimensions dépendent de lui-même de Phi) jusqu’à l’autel, divisée par Phi donne exactement le centre de la cathédrale, au dessus de la nef centrale. Mais les façades de nombreuses autres cathédrales ont également révélé l'utilisation fréquente de la divine proportion les rendant d’une subtile harmonie, mêlée de pieuse théologie et rationalité aristotélicienne.


Venons en aux divines propriétés mathématiques du nombre d’or. En voici deux pour le moins troublantes : son carré s’obtient en lui ajoutant 1, et son inverse en lui ôtant 1. De plus, un célèbre théologien et mathématicien italien a un moyen permettant mathématiquement d’obtenir une approximation de plus en plus précise de ce nombre. Il s’agit de la célèbre suite de Fibonacci: Fn = Fn - 1 + Fn – 2 si on note Fn le nième nombre de Fibonacci. Chacun des termes de la suite est égal à la somme des 2 nombres précédents. Voici donc les premiers que l’on obtient : 1, 1, 2, 3, 5, 8, 13, 21, 34, 55, 89 … En effet, 3+5 = 8 ; 5+8 = 13 ; 8+13 = 21 etc.

Fibonacci obtins cette suite à partir d’une question sur la reproduction et la prolifération d’une population de lapins : « Possédant initialement un couple de lapins, combien de couples obtient-on en douze mois si chaque couple engendre tous les mois un nouveau couple à compter du second mois de son existence ? ». Le lien avec le nombre d’or ? Il apparaît à partir de 3, en divisant chacun des termes par son précédent. Plus on avance dans la suite, plus ce rapport se rapproche du nombre d’or.
Voici un exemple :
3/2 = 1.5
5/3 = 1.666 …
89/55 = 1.61818 …
10946/6765 = 1.61803399 …

Ce qui, en comparant, atteint déjà une approximation de plus d’un millionième du nombre d’or … La suite de Fibonacci apparaît également lorsqu’on cherche à calculer tous les degrés de Phi.

Mais à quoi peut bien correspondre le Phi issu des desseins du Très-Haut, dans l’idéal de la beauté ? Ce nombre à donner des vertiges n’a pourtant pas grand-chose d’esthétique, et ressemble plutôt à un jeu de mathématiciens. Mais en fait, la divine proportion permet de fabriquer le dodécaèdre. Il s’agit d’un polyèdre à douze faces, qui fait partie des cinq solides de Platon. On compte en effet :
- le tétraèdre, symbole du Feu ;
- l’octaèdre, symbole de l’Air ;
- l’icosaèdre, symbole de l’Eau ;
- le cube, symbole de la Terre ;
- le dodécaèdre, symbole de l’Univers.
Ce dernier est en effet le plus complexe, et se forme curieusement à partir de Phi, qui trouve grâce à la symbolique du dodécaèdre tout son intérêt esthétique. Ainsi, en plus de ses surprenantes propriétés mathématiques, le nombre d’or rentre dans une perspective religieuse, et permet à n’importe quel objet répondant à ses proportions d’être plus proche de Dieu, et ainsi d’une beauté quasi divine.

Mais cette beauté qu’insuffle le nombre d’or à tout ce qui répond à ses proportions, quelle est-elle ? Nous pouvons lui donner plusieurs significations. On peut en effet la trouver comme une application directe de la pensée d’Aristote, pour qui l’harmonie résultant de proportions (comme la divine dont il est ici question) se fait alors le fondement même de la beauté du monde. Mais on trouve également la beauté dans les théories de son professeur Platon : le monde est une image plus au moins exact de principes absolus appelés Idées (« eidos » en grec). Les Idées s’incarnent dans les objets, à travers lesquels le sage peut reconnaître la beauté. Car une chose est belle si elle est exactement ce qu’elle doit être de par sa nature, c'est-à-dire si elle s’approche au plus de l’Idée même de ce qu’elle est. La divine proportion permet donc aux choses d’être plus belles, en les rapprochant du monde des Idées que seule la raison peut appréhender. Mais il s’agit également de la Beauté, en tant que principe esthétique absolu et divin, appréciable par l’Homme, quelles que soient ses opinions sur de quelconques normes esthétiques. N’importe quelle création reconnaissant la divine proportion doit ainsi être appréciable par l’humanité toute entière, car celle-ci peut y voir le sublime et la perfection de la création de l’Être divin. Car l’œuvre de Dieu n’est-elle pas le sublime par excellence ?

Par Etiled, curé de Narbonne et Frère Roger, Théologue du Saint Office

Code:
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[color=black]Selon de nombreux savants aristotéliciens et illustres théologiens romains du passé, il existe une mesure divine qui rendrait beau tout ce qui répondrait à cette proportion bien précise. Ce nombre divin aurait des propriétés mathématiques et esthétiques fabuleuses. Il serait la matérialisation de l’étincelle divine dans la nature et la tentative humaine de rendre hommage au Très-Haut en bâtissant des monuments à sa gloire en respectant les divines proportions. Nous y voyons aussi la représentation physique du concept philosophique complexe du juste milieu Aristotélicien auquel tout homme et tout chose doit tendre pour rejoindre le dessein divin.

Le « nombre d’or» se dit également « Phi », en hommage à un théologien et architecte grec nommé Phidias, à qui l’on doit le Parthénon de l’Acropole d’Athènes. Merveille du monde antique, le Parthénon aurait en effet été construit selon des mesures divines bien précises, telles que sa façade s’inscrit dans un « rectangle d’or », c'est-à-dire dont le rapport de la longueur est égal à Phi. Le Saint-Office nous apprend que ce nombre est en fait la résolution d’une équation de second degré relativement simple : x² - x - 1 = 0. La solution positive se nomme « phi », se note en valeur exacte (1+v5)/2 (où "v" est la racine carrée) et est égale à 1.6180339887498 …
Que Dieu est grand et beau, l’univers est à son image !

Mais en quoi ce nombre étrange, issu des desseins du Très-Haut, peut-il bien être synonyme de beauté ? La réponse se trouve à l’origine en Egypte : il y a plusieurs millénaires fût bâtie Kheops, la plus haute pyramide de l’époque pharaonique. La hauteur d’une de ses faces triangulaires divisée par la moitié du côté de la base donne en effet le « Phi », dont la révélation fut donnée aux hommes par le Très-Haut. Les pyramides sont en effet le symbole spirituel de l’Egypte antique, et sont la première preuve historique de l’utilisation de la divine proportion. Le secret du nombre d’or serait passé ensuite passé grâce entre autre au précurseur pré-aristotélicien, le théologien et géomètre Pythagore, puis dans toute la civilisation grecque, qui s’en seraient à leur tour servis pour donner à bon nombre de leurs édifices religieux de « divines » proportions aristotéliciennes.

Le prophète Aristote écrit lui-même en sa « Poétique », dans un chapitre sur l'esthétique métaphysique, que la beauté de la nature résulte de certaines proportions et de certaines mesures et rythmes harmonieux. la Sainte Eglise Romaine Aristotélicienne a donc suivi l’inspiration de son prophète et a à son tour adopté le nombre d’or pour matérialiser les desseins du Très-Haut. On le retrouve en effet à partir du XIIe siècle dans certains édifices. C’est notamment le cas de la divinement belle cathédrale d’Amiens. Bon nombre de ses dimensions répondent en effet à la divine proportion. Entre autres, la longueur de la cathédrale, depuis le portail (dont les dimensions dépendent de lui-même de Phi) jusqu’à l’autel, divisée par Phi donne exactement le centre de la cathédrale, au dessus de la nef centrale. Mais les façades de nombreuses autres cathédrales ont également révélé l'utilisation fréquente de la divine proportion les rendant d’une subtile harmonie, mêlée de pieuse théologie et rationalité aristotélicienne.


Venons en aux divines propriétés mathématiques du nombre d’or. En voici deux pour le moins troublantes : son carré s’obtient en lui ajoutant 1, et son inverse en lui ôtant 1. De plus, un célèbre théologien et mathématicien italien a un moyen permettant mathématiquement d’obtenir une approximation de plus en plus précise de ce nombre. Il s’agit de la célèbre suite de Fibonacci: Fn = Fn - 1 + Fn – 2 si on note Fn le nième nombre de Fibonacci. Chacun des termes de la suite est égal à la somme des 2 nombres précédents. Voici donc les premiers que l’on obtient : 1, 1, 2, 3, 5, 8, 13, 21, 34, 55, 89 … En effet, 3+5 = 8 ; 5+8 = 13 ; 8+13 = 21 etc.

Fibonacci obtins cette suite à partir d’une question sur la reproduction et la prolifération d’une population de lapins : « Possédant initialement un couple de lapins, combien de couples obtient-on en douze mois si chaque couple engendre tous les mois un nouveau couple à compter du second mois de son existence ? ». Le lien avec le nombre d’or ? Il apparaît à partir de 3, en divisant chacun des termes par son précédent. Plus on avance dans la suite, plus ce rapport se rapproche du nombre d’or.
Voici un exemple :
3/2 = 1.5
5/3 = 1.666 …
89/55 = 1.61818 …
10946/6765 = 1.61803399 …

Ce qui, en comparant, atteint déjà une approximation de plus d’un millionième du nombre d’or … La suite de Fibonacci apparaît également lorsqu’on cherche à calculer tous les degrés de Phi.

Mais à quoi peut bien correspondre le Phi issu des desseins du Très-Haut, dans l’idéal de la beauté ? Ce nombre à donner des vertiges n’a pourtant pas grand-chose d’esthétique, et ressemble plutôt à un jeu de mathématiciens. Mais en fait, la divine proportion permet de fabriquer le dodécaèdre. Il s’agit d’un polyèdre à douze faces, qui fait partie des cinq solides de Platon. On compte en effet :
- le tétraèdre, symbole du Feu ;
- l’octaèdre, symbole de l’Air ;
- l’icosaèdre, symbole de l’Eau ;
- le cube, symbole de la Terre ;
- le dodécaèdre, symbole de l’Univers.
Ce dernier est en effet le plus complexe, et se forme curieusement à partir de Phi, qui trouve grâce à la symbolique du dodécaèdre tout son intérêt esthétique. Ainsi, en plus de ses surprenantes propriétés mathématiques, le nombre d’or rentre dans une perspective religieuse, et permet à n’importe quel objet répondant à ses proportions d’être plus proche de Dieu, et ainsi d’une beauté quasi divine.

Mais cette beauté qu’insuffle le nombre d’or à tout ce qui répond à ses proportions, quelle est-elle ? Nous pouvons lui donner plusieurs significations. On peut en effet la trouver comme une application directe de la pensée d’Aristote, pour qui l’harmonie résultant de proportions (comme la divine dont il est ici question) se fait alors le fondement même de la beauté du monde. Mais on trouve également la beauté dans les théories de son professeur Platon : le monde est une image plus au moins exact de principes absolus appelés Idées (« eidos » en grec). Les Idées s’incarnent dans les objets, à travers lesquels le sage peut reconnaître la beauté. Car une chose est belle si elle est exactement ce qu’elle doit être de par sa nature, c'est-à-dire si elle s’approche au plus de l’Idée même de ce qu’elle est. La divine proportion permet donc aux choses d’être plus belles, en les rapprochant du monde des Idées que seule la raison peut appréhender. Mais il s’agit également de la Beauté, en tant que principe esthétique absolu et divin, appréciable par l’Homme, quelles que soient ses opinions sur de quelconques normes esthétiques. N’importe quelle création reconnaissant la divine proportion doit ainsi être appréciable par l’humanité toute entière, car celle-ci peut y voir le sublime et la perfection de la création de l’Être divin. Car l’œuvre de Dieu n’est-elle pas le sublime par excellence ?

[i]Par Etiled, curé de Narbonne et Frère Roger, Théologue du Saint Office[/i][/color][/quote]

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