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 Saint Moderano

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Richelieu1
Cardinal Archevêque d'Aix-en-Provence
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Lieu RP : Brignoles

Feuille de personnage
Nom et prénom: Ludovi de Sabran
Paroisse: Brignoles

MessageSujet: Saint Moderano    Jeu 31 Mar 2011 - 22:06

Citation :

Les Saints Anciens - Saint Moderano

Évêque de Rennes
Saint patron de Fornovo
(? - 730 C.)



1. S. Moderano un pieux fils de Nobles

Dès sa plus tendre enfance, Moderano fut entraîné par son goût des études vers la carrière ecclésiastique.
Il était le cadet d’une fratrie de neuf enfants. Son père avait déjà marié ses filles au sein de diverses familles nobles françaises et deux de ses frères avaient commencé une carrière militaire tandis que les deux autres avaient choisi la voie de l'état.
François, l’aîné, était mort en défendant son Comté. Par contre Richard eu une grande carrière militaire et devint d'abord Baron et ensuite Comte d'Arnais, une seigneurie de la région de Rennes que le Roi lui offrit pour lui avoir sauvé la vie lors d’une bataille.
Richard qui avait été jusqu'ici un homme droit fut ébloui et enivré par son nouveau pouvoir. Il se mit à violer des courtisanes et à alourdir les taxes. Il vidait les poches des propriétaires terriens et les estomacs des pauvres paysans qui ne pouvaient plus joindre les deux bouts, le peu qu’ils récoltaient ne leur permettait plus de passer l’hiver, une fois les taxes prélevées Moderano, de vingt-cinq ans plus jeune, se retrouva un jour avec son père au château d’Arnais.

De son arrivée jusqu'au soir il vit la vie dissolue de son frère, le voyant maltraiter ses paysans, tripoter les courtisanes et frapper ses sujets. Son cœur pleurait et il ne savait comment l’affronter. Il n’était encore qu’un enfant et il ne voyait pas comment il aurait pu convaincre un adulte.
Cette nuit il alla dormir blessé par le comportement de son frère et son cœur ne cessait de saigner.

C’est dans un sommeil agité, comme nous le raconte Flodoardo, qu’il eut sa première vision. Il eut l’impression qu’on le réveillait vers cinq heures du matin et une douce lumière descendait d'une fenêtre. Écarquillant les yeux il vit se matérialiser devant lui l'image d'une personne portant une colombe dans une main, personne qui plus tard sera identifié comme Saint Remi. Flodoardo nous précise que Moderano prit la vision comme un message pacificateur qu’il devait porter à son frère et au monde. Il comprit que l’amour envers le Très-Haut était la seule chose qui pouvait sauver son frère. Au matin, il l'affronta face à face en lui expliquant qu'il cédait au Sans-Nom, qu’il devrait aimer son prochain s'il voulait être aimé en retour et que dans son cœur il devait aimer le Très-Haut comme Il l’aimait. Son frère pour toute réponse éclata de rire et il poussa le petit Moderano. En tombant, il se cassa la jambe gauche et il resta boiteux toute sa vie.

Ce fut l’opposition entre la vie dissolue de son fils Richard et le caractère doux et la Foi profonde de Moderano qui convainquit Eugène, son Père, de donner son plus jeune fils à l’Eglise en le faisant étudier dans un Monastère dès l’age de 6 ans.
Initialement taciturne, le jeune Moderano apprit rapidement les sciences de la religion et particulièrement l’art oratoire et la prédication.
À l'âge de quinze ans il était déjà trésorier du monastère et à dix-sept responsable de la bibliothèque et enseignant pour les novices. Passionné de philosophie, il retrouva de vieux manuscrit oublié d’Aristote. Ayant perçu la vérité de son enseignement, il transmit son savoir à ses jeunes novices et fit copié inlassablement ces manuscrit, permettant de sauver une partie de l’enseignement de celui que l’on ne reconnaissait pas encore comme un prophète.

Son art oratoire était tellement convaincant qu’il réussissait, malgré les difficultés, à toucher l’esprit des plus malheureux. Sa vie était tellement dédiée au Très-Haut que souvent, les Moines plus âgés, attaché à de vielles idées, sentaient dans ses mots un souffle de fraîcheur et de bonté divine et ils se laissaient convaincre. ]Il réussit ainsi à faire de cette abbaye un haut lieu de l’enseignement aristotélicien. Il semblait, lorsque Moderano parlait, que les mots venaient directement du Très-Haut et cela diffusait Foi et Amour dans et en dehors du monastère .Cette conduite exemplaire alors qu’il avait à peine vingt-et-un ans lui valut d’être appelé par les plus importantes autorités de l'Église française qu'ils lui proposèrent de mettre sa science au service de l’évêché de Rennes comme Évêque.


2. La tentation de l'ombre et l'Appel de St Remi

Moderano en ne se sentant pas prêt à cette charge demanda au Cardinal envoyé par l’assemblée épiscopale de lui laisser le temps d’étudier sa généreuse proposition.
Retourné au monastère, il s’enferma dans sa cellule et y resta soixante jours.
En méditation et lisant les textes sacrés, le livre des vertus et les écrits d’Aristote, Moderano réfléchissait à la façon de gérer cette situation lorsqu’au neuvième jour une ombre lui apparut dans la cellule. L'ombre semblait se former du reflet de la Lune sur son lit et elle se tenait devant lui.
Moderanno fut pétrifié lorsque l'ombre parla : « Moderanno si tu n'acceptes pas cette charge je vous ferai devenir Abbé du couvent ».
Moderano prit dans ses mains son rosaire et pria jusqu'à matin. Lorsque il releva les yeux l’ombre n’était plus dans sa cellule.

Au trente-troisième jour, l'ombre réapparut mais cette fois il semblait que la lune se réfléchissait sur le prie-dieu. Moderano sursauta de peur : « qu'est-ce que tu veux à nouveau de moi ombre démoniaque ? » et l'ombre répondit : « Moderano tu es un habile orateur, tu as une intelligence vive et si tu me suivais la route vers la renommée sera tienne et ainsi qu’une place de Cardinal ! »
Moderano pour toute réponse dit : « Ma Foi appartient au Très-Haut et il choisira ma route. Que je devienne Cardinal ou seulement un pauvre moine, cela est dans Ses mains miséricordieuses ». Il se remit à prier et l'ombre disparut.
Au cinquante-huitième jour l'ombre refit son apparition.

« Moderano si tu me suis je t'offrirais les clés de l'Église sur la terre. Tu domineras la foi et les fidèles seront tes sujets obéissant à tes lois. Veux-tu me suivre ? » Moderano répondit : « La Foi me domine et je suis le serviteur de mes fidèles, je guide leurs âmes pour qu'ils puissent sauver la mienne ».

Épuisé par les morsures de la faim et de la soif, au cinquante-neuvième jour, alors que les cloches sonnaient minuit, pendant que les autres Moines se préparait à réciter leurs prières dans l'Église du monastère, Moderano s'endormit et eut un rêve prémonitoire.
Moderano le raconta dans ses mémoires qui furent trouver après sa mort : « ma Foi faiblit et je m’endormis à mon cinquante-neuvième jour de pénitence et dans me rêve je vis Saint Remi lequel me sourit et me posa les vêtement sacerdotaux d'Évêque. A mon réveil, après avoir nourri et abreuvé ma dépouille mortelle, je ne pus qu'accepter la proposition que m’avait faite le Cardinal ».


3. La paresse du Clergé et la prédication de Saint Moderano

Ayant accepté la charge d'Évêque, il décida en premier lieu de parcourir son diocèse.
Il voyagea du nord au sud et d'est à ouest pour vérifier les actes des curés et de tous ses subordonnés. Il s’aperçut alors que le clergé était sans fougue, atone, souvent incapable de donner des réponses au peuple, presque jamais présent à l’église et surtout soucieux de se remplir la panse plutôt que de sauver les âmes des fidèles.

Se remémorant sa vision, le but de sa mission lui apparut clairement. Moderano repartit sur les chemins, se rendant partout, du plus petit des villages à la plus grandes des villes de son diocèse, afin de prêcher. Grâce à son grand art oratoire, rapidement beaucoup de fidèles l'écoutèrent et l’admirèrent en se rapprochant à nouveau de l’Église.

Les Curés étaient frappés de ses mots et beaucoup le suivirent pour apprendre à prêcher la Foi. Beaucoup dans le peuple demandèrent à entrer au monastère et ceux qui étaient trop âgés pour le faire se faisaient lire les saintes écritures par les clercs.
Après seulement deux ans, la Foi brillait à nouveau dans son diocèse et les Églises étaient toujours pleines. Il était souvent invité à prononcer des homélies par les curés des petites églises de campagne, ce qu’il préférait aux invitations des Abbés des grands monastères. Il acceptait toujours de porter la parole du Très-Haut aux fidèles.


4. Moderano pour remercier le Très-Haut part en pèlerinage

Pour remercier les Très-Haut, il décida d'accomplir un pèlerinage à Rome pour honorer la sépulture de l'Apôtre Titus. L’évêque Moderano quitta sa ville et il partit vers l'Italie du Sud. Ayant depuis son apparition en rêve qui l'avait poussée à accepter la charge évêque, Modérano avait une dévotion particulière pour St Rémi, le convertisseur des Francs, et il décida de faire un détour par Reims, la ville où il était enterré le grand saint. Moderano s’étant arrêter pour prier le Saint et le remercier, l'Archevêque de Reims le reconnut et demanda à Modereno s'il voulait prendre certaines reliques, à emporter avec lui à Rome. Moderano y vit un signe divin et il ne put qu'accepter la proposition pour glorifier Saint Remi. En outre il accepter de faire cette faveur à l' Archevêque qui était trop âgé pour ce rendre lui-même en la Ville Sainte.

Arrivé au col de la Cisa, il s’arrêta pour se reposer, et attacha aux branches d'un arbre la relique de Saint Remi. En repartant, il oublia ce précieux bagage. Lorsque, s’en étant rendu compte, il retourna en arrière pour le reprendre il s’aperçut qu’il ne pouvait plus attraper la branche, qui s'est élevé de façon inexplicable. Se rendant compte que la force était inutile, le pèlerin promit d'offrir la relique, s'il pouvait la rattraper, à l'Église de la ville la plus proche, Fornovo. A ces mots la branche s'abaissa, en permettant à Moderano de cueillir la relique, tel un fruit saint.
Ce fut ainsi que Fornovo, fameuse ville des montagnes des Apennins parmesans, vint à avoir, dans son Église quelques restes de Saint Remi. De plus, l'Évêque de Rennes, Moderano, fut nommé curé de cette Église par Liutprando, Roi des Lombards.

Moderano retourna en France, mais n’ y resta pas. Repassant à Reims, pour remercier l'Archevêque du présent qu’il lui avait confié, il fit symboliquement don de l'Église de Fornovo au chapitre de la Cathédrale de Reims.
Retourné à Rennes, un jour, pendant les vêpres, alors qu’il était absorbé par la prière, il eut une nouvelle apparition de Saint Remi qui lui indiqua avec la main le sud. Moderano interpréta l'apparition comme la volonté du Saint de le faire retourner en Italie dans l'église dédiée au Saint. Il démissionna de sa charge d'évêque, et fit élire un successeur.

Ensuite il retourna à Fornovo, et il y resta jusqu'à sa mort, qui survint peu d'années après.
À ce jour ses reliques et son corps sont conservés dans l’église paroissiale de Fornovo.


5. Les dernières années de Moderano à Fornovo

Moderano passa ses derniers années de vie dans la tranquillité de l'Église de Fornovo près du col de la Cisa.
Mais il ne fut pas du tout oisif et grâce à son talent d’orateur il réussit à porter la Foi parmi ces monts et y transmit en outre le message d’Aristote, ayant emporté des copies des principaux texte du grand philosophes. Grâce aux Reliques de Saint Remi présentes dans l’église paroissiale de Fornovo, il réussit à instaurer un pèlerinage vers cette Église.

L'église deviendra ainsi célèbre dans les Royaumes en son temps. Cela fit de Fornovo un des plus importants lieux de culte de son Duché et un des plus importants marchés, permettant les échange entre le Duché de Milan, la République de Genova et le Duché de Modène.
Moderano mourut alors qu’il était en prière extatique agenouillé devant les Reliques du saint le vingt-deux Octobre 730.


Fête : le 22 octobre
Reliques de St Moderano : Corps du saint ; parure épiscopale

Code:
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[color=black][i]Évêque de Rennes
Saint patron de Fornovo
(? - 730 C.)[/i]


[b]1. S. Moderano un pieux fils de Nobles[/b]

Dès sa plus tendre enfance, Moderano fut entraîné par son goût des études vers la carrière ecclésiastique.
Il était le cadet d’une fratrie de neuf enfants. Son père avait déjà marié ses filles au sein de diverses familles nobles françaises et deux de ses frères avaient commencé une carrière militaire tandis que les deux autres avaient choisi la voie de l'état.
François, l’aîné, était mort en défendant son Comté. Par contre Richard eu une grande carrière militaire et devint d'abord Baron et ensuite Comte d'Arnais, une seigneurie de la région de Rennes que le Roi lui offrit pour lui avoir sauvé la vie lors d’une bataille.
Richard qui avait été jusqu'ici un homme droit fut ébloui et enivré par son nouveau pouvoir. Il se mit à violer des courtisanes et à alourdir les taxes. Il vidait les poches des propriétaires terriens et les estomacs des pauvres paysans qui ne pouvaient plus joindre les deux bouts, le peu qu’ils récoltaient ne leur permettait plus de passer l’hiver, une fois les taxes prélevées Moderano, de vingt-cinq ans plus jeune, se retrouva un jour avec son père au château d’Arnais.

De son arrivée jusqu'au soir il vit la vie dissolue de son frère, le voyant maltraiter ses paysans, tripoter les courtisanes et frapper ses sujets. Son cœur pleurait et il ne savait comment l’affronter. Il n’était encore qu’un enfant et il ne voyait pas comment il aurait pu convaincre un adulte.
Cette nuit il alla dormir blessé par le comportement de son frère et son cœur ne cessait de saigner.

C’est dans un sommeil agité, comme nous le raconte Flodoardo, qu’il eut sa première vision. Il eut l’impression qu’on le réveillait vers cinq heures du matin et une douce lumière descendait d'une fenêtre. Écarquillant les yeux il vit se matérialiser devant lui l'image d'une personne portant une colombe dans une main, personne qui plus tard sera identifié comme Saint Remi. Flodoardo nous précise que Moderano prit la vision comme un message pacificateur qu’il devait porter à son frère et au monde. Il comprit que l’amour envers le Très-Haut était la seule chose qui pouvait sauver son frère. Au matin, il l'affronta face à face en lui expliquant qu'il cédait au Sans-Nom, qu’il devrait aimer son prochain s'il voulait être aimé en retour et que dans son cœur il devait aimer le Très-Haut comme Il l’aimait. Son frère pour toute réponse éclata de rire et il poussa le petit Moderano. En tombant, il se cassa la jambe gauche et il resta boiteux toute sa vie.

Ce fut l’opposition entre la vie dissolue de son fils Richard et le caractère doux et la Foi profonde de Moderano qui convainquit Eugène, son Père, de donner son plus jeune fils à l’Eglise en le faisant étudier dans un Monastère dès l’age de 6 ans.
Initialement taciturne, le jeune Moderano apprit rapidement les sciences de la religion et particulièrement l’art oratoire et la prédication.
À l'âge de quinze ans il était déjà trésorier du monastère et à dix-sept responsable de la bibliothèque et enseignant pour les novices. Passionné de philosophie, il retrouva de vieux manuscrit oublié d’Aristote. Ayant perçu la vérité de son enseignement, il transmit son savoir à ses jeunes novices et fit copié inlassablement ces manuscrit, permettant de sauver une partie de l’enseignement de celui que l’on ne reconnaissait pas encore comme un prophète.

Son art oratoire était tellement convaincant qu’il réussissait, malgré les difficultés, à toucher l’esprit des plus malheureux. Sa vie était tellement dédiée au Très-Haut que souvent, les Moines plus âgés, attaché à de vielles idées, sentaient dans ses mots un souffle de fraîcheur et de bonté divine et ils se laissaient convaincre. ]Il réussit ainsi à faire de cette abbaye un haut lieu de l’enseignement aristotélicien. Il semblait, lorsque Moderano parlait, que les mots venaient directement du Très-Haut et cela diffusait Foi et Amour dans et en dehors du monastère .Cette conduite exemplaire alors qu’il avait à peine vingt-et-un ans lui valut d’être appelé par les plus importantes autorités de l'Église française qu'ils lui proposèrent de mettre sa science au service de l’évêché de Rennes comme Évêque.


[b]2. La tentation de l'ombre et l'Appel de St Remi[/b]

Moderano en ne se sentant pas prêt à cette charge demanda au Cardinal envoyé par l’assemblée épiscopale de lui laisser le temps d’étudier sa généreuse proposition.
Retourné au monastère, il s’enferma dans sa cellule et y resta soixante jours.
En méditation et lisant les textes sacrés, le livre des vertus et les écrits d’Aristote, Moderano réfléchissait à la façon de gérer cette situation lorsqu’au neuvième jour une ombre lui apparut dans la cellule. L'ombre semblait se former du reflet de la Lune sur son lit et elle se tenait devant lui.
Moderanno fut pétrifié lorsque l'ombre parla : « Moderanno si tu n'acceptes pas cette charge je vous ferai devenir Abbé du couvent ».
Moderano prit dans ses mains son rosaire et pria jusqu'à matin. Lorsque il releva les yeux l’ombre n’était plus dans sa cellule.

Au trente-troisième jour, l'ombre réapparut mais cette fois il semblait que la lune se réfléchissait sur le prie-dieu. Moderano sursauta de peur : « qu'est-ce que tu veux à nouveau de moi ombre démoniaque ? » et l'ombre répondit : « Moderano tu es un habile orateur, tu as une intelligence vive et si tu me suivais la route vers la renommée sera tienne et ainsi qu’une place de Cardinal ! »
Moderano pour toute réponse dit : « Ma Foi appartient au Très-Haut et il choisira ma route. Que je devienne Cardinal ou seulement un pauvre moine, cela est dans Ses mains miséricordieuses ». Il se remit à prier et l'ombre disparut.
Au cinquante-huitième jour l'ombre refit son apparition.

« Moderano si tu me suis je t'offrirais les clés de l'Église sur la terre. Tu domineras la foi et les fidèles seront tes sujets obéissant à tes lois. Veux-tu me suivre ? » Moderano répondit : « La Foi me domine et je suis le serviteur de mes fidèles, je guide leurs âmes pour qu'ils puissent sauver la mienne ».

Épuisé par les morsures de la faim et de la soif, au cinquante-neuvième jour, alors que les cloches sonnaient minuit, pendant que les autres Moines se préparait à réciter leurs prières dans l'Église du monastère, Moderano s'endormit et eut un rêve prémonitoire.
Moderano le raconta dans ses mémoires qui furent trouver après sa mort : « ma Foi faiblit et je m’endormis à mon cinquante-neuvième jour de pénitence et dans me rêve je vis Saint Remi lequel me sourit et me posa les vêtement sacerdotaux d'Évêque. A mon réveil, après avoir nourri et abreuvé ma dépouille mortelle, je ne pus qu'accepter la proposition que m’avait faite le Cardinal ».


[b]3. La paresse du Clergé et la prédication de Saint Moderano[/b]

Ayant accepté la charge d'Évêque, il décida en premier lieu de parcourir son diocèse.
Il voyagea du nord au sud et d'est à ouest pour vérifier les actes des curés et de tous ses subordonnés. Il s’aperçut alors que le clergé était sans fougue, atone, souvent incapable de donner des réponses au peuple, presque jamais présent à l’église et surtout soucieux de se remplir la panse plutôt que de sauver les âmes des fidèles.

Se remémorant sa vision, le but de sa mission lui apparut clairement. Moderano repartit sur les chemins, se rendant partout, du plus petit des villages à la plus grandes des villes de son diocèse, afin de prêcher. Grâce à son grand art oratoire, rapidement beaucoup de fidèles l'écoutèrent et l’admirèrent en se rapprochant à nouveau de l’Église.

Les Curés étaient frappés de ses mots et beaucoup le suivirent pour apprendre à prêcher la Foi. Beaucoup dans le peuple demandèrent à entrer au monastère et ceux qui étaient trop âgés pour le faire se faisaient lire les saintes écritures par les clercs.
Après seulement deux ans, la Foi brillait à nouveau dans son diocèse et les Églises étaient toujours pleines. Il était souvent invité à prononcer des homélies par les curés des petites églises de campagne, ce qu’il préférait aux invitations des Abbés des grands monastères. Il acceptait toujours de porter la parole du Très-Haut aux fidèles.


[b]4. Moderano pour remercier le Très-Haut part en pèlerinage[/b]

Pour remercier les Très-Haut, il décida d'accomplir un pèlerinage à Rome pour honorer la sépulture de l'Apôtre Titus. L’évêque Moderano quitta sa ville et il partit vers l'Italie du Sud. Ayant depuis son apparition en rêve qui l'avait poussée à accepter la charge évêque, Modérano avait une dévotion particulière pour St Rémi, le convertisseur des Francs, et il décida de faire un détour par Reims, la ville où il était enterré le grand saint. Moderano s’étant arrêter pour prier le Saint et le remercier, l'Archevêque de Reims le reconnut et demanda à Modereno s'il voulait prendre certaines reliques, à emporter avec lui à Rome. Moderano y vit un signe divin et il ne put qu'accepter la proposition pour glorifier Saint Remi. En outre il accepter de faire cette faveur à l' Archevêque qui était trop âgé pour ce rendre lui-même en la Ville Sainte.

Arrivé au col de la Cisa, il s’arrêta pour se reposer, et attacha aux branches d'un arbre la relique de Saint Remi. En repartant, il oublia ce précieux bagage. Lorsque, s’en étant rendu compte, il retourna en arrière pour le reprendre il s’aperçut qu’il ne pouvait plus attraper la branche, qui s'est élevé de façon inexplicable. Se rendant compte que la force était inutile, le pèlerin promit d'offrir la relique, s'il pouvait la rattraper, à l'Église de la ville la plus proche, Fornovo. A ces mots la branche s'abaissa, en permettant à Moderano de cueillir la relique, tel un fruit saint.
Ce fut ainsi que Fornovo, fameuse ville des montagnes des Apennins parmesans, vint à avoir, dans son Église quelques restes de Saint Remi. De plus, l'Évêque de Rennes, Moderano, fut nommé curé de cette Église par Liutprando, Roi des Lombards.

Moderano retourna en France, mais n’ y resta pas. Repassant à Reims, pour remercier l'Archevêque du présent qu’il lui avait confié, il fit symboliquement don de l'Église de Fornovo au chapitre de la Cathédrale de Reims.
Retourné à Rennes, un jour, pendant les vêpres, alors qu’il était absorbé par la prière, il eut une nouvelle apparition de Saint Remi qui lui indiqua avec la main le sud. Moderano interpréta l'apparition comme la volonté du Saint de le faire retourner en Italie dans l'église dédiée au Saint. Il démissionna de sa charge d'évêque, et fit élire un successeur.

Ensuite il retourna à Fornovo, et il y resta jusqu'à sa mort, qui survint peu d'années après.
À ce jour ses reliques et son corps sont conservés dans l’église paroissiale de Fornovo.


[b]5. Les dernières années de Moderano à Fornovo[/b]

Moderano passa ses derniers années de vie dans la tranquillité de l'Église de Fornovo près du col de la Cisa.
Mais il ne fut pas du tout oisif et grâce à son talent d’orateur il réussit à porter la Foi parmi ces monts et y transmit en outre le message d’Aristote, ayant emporté des copies des principaux texte du grand philosophes. Grâce aux Reliques de Saint Remi présentes dans l’église paroissiale de Fornovo, il réussit à instaurer un pèlerinage vers cette Église.

L'église deviendra ainsi célèbre dans les Royaumes en son temps. Cela fit de Fornovo un des plus importants lieux de culte de son Duché et un des plus importants marchés, permettant les échange entre le Duché de Milan, la République de Genova et le Duché de Modène.
Moderano mourut alors qu’il était en prière extatique agenouillé devant les Reliques du saint le vingt-deux Octobre 730.


[b]Fête :[/b] le 22 octobre
[b]Reliques de St Moderano :[/b] Corps du saint ; parure épiscopale[/color][/quote]

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