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 Saint Possidonio

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Richelieu1
Cardinal Archevêque d'Aix-en-Provence
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Lieu RP : Brignoles

Feuille de personnage
Nom et prénom: Ludovi de Sabran
Paroisse: Brignoles

MessageSujet: Saint Possidonio   Jeu 31 Mar 2011 - 21:54

Citation :

Les Saints Anciens - Saint Possidonio

(330 – 412 PCN)


Jeunesse

San Possidonio naquit environ trois cents trente ans après Christos, dans une petite ville d’Espagne, sous la domination de Rome. Le nom de Possidio lui fût donné. Sa famille était une des plus importantes dans la région et il vécut sa jeunesse dans le luxe et l'ostentation. Son père décéda dans la force de l’âge et Possidio, encore bien jeune, hérita de toutes les terres de son père. Il devint propriétaire de ses champs ouverts et de nombreuses exploitations. Possidio devint connu pour la façon dont il exploitait la main-d’œuvre locale. Il payait fort mal ses ouvriers pour récolter le grain, et encore moins pour l'abattage de ses vaches, pourtant, ses actes d'esclavagisme ne furent jamais ouvertement critiqués par la population, car Possidio était riche, puissant et terrorisait le péquin moyen.


Rencontre avec l'aristotélisme

Un jour, parmi les ouvriers qu’il avait embauchés se trouva un vieil homme. Possidio fut surpris de le voir, car il était vieux et faible, mais il fut encore plus surpris quand il le vit travailler sans aucune plainte, alors que tous les autres se plaignaient de la dureté du travail et du salaire misérable. Lorsque la journée de travail fut terminée, Possidio se rendit en personne pour payer la solde du vieil homme, mais celui-ci la refusa.

Possidio l'interrogea :

Citation :
Possidio : « Comment vieil homme ? Vous vous abimez le dos dans mon verger toute la journée et vous refusez mon argent ? Voulez-vous dire que c'est trop peu payé ? »
Vieil Homme : «J'ai travaillé avec plaisir dans votre domaine, jeune homme, parce que le travail manuel aide à élever l'esprit, dit le vieil homme. »
Possidio : «Au moins, acceptez la solde que je vous propose, sinon, l’on dira que je ne paie pas mes ouvriers !"
Vieil homme : «En vérité jeune homme, votre solde est ridiculement faible, mais personne n'ose vous le dire, par crainte. »

Possidio l’agrippa par le col et le regarda méchamment ce qui fit dire au vieillard :

Citation :
«Je n'accepterais pas votre argent de toute façon, même si c’était le juste prix pour mon travail. Délaissez les biens terrestres et prospérez grâce aux biens de l’âme et de la vertu. Être riche et abuser du faible ne vous aidera pas à atteindre le vrai bonheur et à gagner votre salut. Pensez à cela, jeune homme. »

Possidio, Furieux, ordonna que le vieil homme soit emprisonné et se retira dans ses appartements. Cependant, dans la solitude de la nuit, les paroles du vieil homme se mirent à cheminer dans son esprit et son cœur. Possidio se mit alors à réfléchir sérieusement. En effet, il avait beau être riche et puissant, il était malheureux, il sentait qu'il lui manquait quelque chose au fond de son âme. Il commença lentement à accepter sa condition qu’il s’était longtemps refusé d’entrevoir. Il ordonna que le vieil homme soit libéré et le fit conduire devant lui. Le lendemain, lorsque ce dernier fut face à lui, il lui demanda :

Citation :
«Connaissez-vous un moyen de trouver le salut sans recourir aux biens matériels de ce monde? »

Le vieil homme acquiesça et expliqua les vertus Aristotéliciennes à Possidio, il parla longuement du Dieu unique et Tout Puissant, fait d'Amour incommensurable et d'Amitié vertueuse. Il lui raconta la vie des prophètes et des apôtres après que Christos ait donné sa vie pour diffuser le divin message de foi. Il lui lu les hagiographies des disciples qui, persécutés par les Romains, continuèrent à prêcher la parole du Tout-Puissant. Possidio fut frappé par ces mots et, dans son cœur parvint à grandir le désir d'approfondir ces préceptes. Il fit du vieil homme son précepteur et passa des jours entiers enfermé dans sa chambre avec lui, écoutant les paroles des prophètes et arpentant le chemin de la vertu.


Ordination et Voyage

A cette époque, les croyants Aristotéliciens n'était plus persécutés par les Romains. Les clercs pouvaient prêcher et exercer leurs fonctions à la lumière du soleil, sans aucune crainte. Possidio passa une année entière à suivre les enseignements de l'ancien, jusqu'à ce qu'il décide qu'il était temps pour lui de prendre la route. Il sentait qu'il avait beaucoup appris au fond de son cœur. Un jour, il se pencha sur le balcon de son palais, fit réunir tous les ouvriers qui avaient travaillé dans ses champs et leur annonça :

Citation :
«Frères, je me suis finalement décidé à m'engager sur la voie de l'Eglise. Ces dernières années je vous ai fait du mal, je vous ai harcelé et je ne vous ai pas payé ce que vous méritiez pour votre travail, mais maintenant, le chemin qui mène à la richesse matérielle ne constitue plus rien pour moi. Je vous laisse tout cela. Prenez mes champs, ma ferme, mes terres, partagez-les entre vous et trouvez la prospérité ! »

Cela fait, Possidio fut prêt à partir. Lui et le vieux allèrent à Valence, capitale de cette province et lieu où les jeunes faisaient leurs études. Possidio changea son nom en Possidonio et reçut le sacrement de l'ordination. Il fit quatre vœux : la chasteté, la charité, l'humilité et la douceur. Il renonça à jamais aux plaisirs de la chair, au vice et à la violence. Il étudia pendant deux longues années les fondements philosophiques et théologiques de la pensée aristotélicienne et apprit les secrets du Livre des Vertus. Il fit l'étude de la logique, de la morale, de l'ontologie, de la métaphysique, et de la théologie. Il acquit les vertus et les idées transcendantes et étudia le grec ancien. Malheureusement la bibliothèque de Valence ne possédait pas tous les livres, il dû alors entreprendre un long voyage dans les diverses parties de l'Empire, tant à l'Est qu'à l'Ouest, pour compléter son savoir. Au cours de ses nombreux voyages, toujours avec son inséparable vieux maître, Possidonio témoigna d'une grande charité et d’une grande solidarité envers les pauvres en particulier. Il donnait cinq pièces a chaque Messe et il n’existait pas d'église dans laquelle il ne fit pas un don.


Possidonio à Mirandola

Sur le chemin de Rome, où Possidonio devait être nommé évêque par le Saint-Père, tous deux furent attaqués par un groupe de misérables voleurs qui les dépouillèrent de leurs biens. Ils les laissèrent dans la poussière, sans même daigner les aider à se remettre sur pied, dans un verger luxuriant à côté d'un petit village. Les gardiens de la Ville relevèrent les deux voyageurs épuisés et les conduisirent dans une auberge pour qu’ils puissent se reposer. Pendant ce temps, le gouverneur local fut prévenu de leur arrivée. Il rencontra les deux clercs et fut surpris quand il apprit qu'ils refusaient de porter plainte et de révéler l'identité des voleurs qui les avaient attaqués. Tous ses doutes disparurent lorsqu’ il apprit qu’il s’agissait en réalité de deux ecclésiastes célèbres pour leur charité et leur humilité. Le gouverneur précisa :

Citation :
«Ecoutez, Mirandola manque d'un guide spirituel depuis quelques temps. Je serais honoré si, jusqu'au retour du prêtre qui nous a quitté pour voyager, vous restiez ici pour combler ce manque. Les fidèles se sentent abandonnés par l'Eglise et je crains que l'hérésie se propage dangereusement au sein de la population.»

Possidinio accepta immédiatement, même s’il se devait d'aller à Rome. Ainsi, alors qu’il devait rester trois mois dans la ville de Mirandola, Possidonio fit bien plus, car le prêtre ne revenait pas. Il se fit aimer par le peuple. Le religieux était reconnu pour ses sermons enflammés et se tourna encore plus vers ce peuple qu'il aimait. Il pratiquait le culte aristotélicien et les sacrements avec beaucoup de sérieux si bien qu’il recevait les félicitations de l'Archevêque de la province. Cependant, un triste événement troubla le bonheur de Possidonio, son vieux précepteur passa de vie à trépas après une longue vie a prêcher le dogme d'Aristote et de Christos. Possidonio veilla sur son corps pendant trois nuits, pleurant la mort de son cher ami à qui il devait tout, il célébra une simple mais touchante messe en son honneur, et lorsque le prêtre du village rentra, il partit à Rome le cœur déchiré.


L'élection comme évêque

Possidonio arriva à Rome précédé de sa réputation. Tous le savaient homme miséricordieux et compatissant, ayant répandu la parole d'Aristote parmi les pauvres et ayant fait d’importants dons aux miséreux. Il fut ainsi reçu par le Saint-Père et, le même jour, il fut nommé évêque de la ville de Valence, en Espagne, terre dont il était natif. Durant son court séjour à Rome, Mgr Possidonio fut invité à assister au procès de quelques voleurs païens connus pour leurs crimes contre les aristotéliciens, accusés, entre autres crimes, d’avoir blasphémé le Tout-Puissant et d’avoir dévalisé une église, toutes ces fautes étaient jadis légalement condamnable. Lorsque Possidonio vit les coupables, il reconnut les voleurs qui les avaient attaqué lui et son maître sur le chemin de Rome. Il prit la parole et déclara :

Citation :
«Arrêtez, ne les punissez pas ! Il est plus facile d'enseigner le chemin de la vertu et de l'amitié à travers le pardon, qu'à travers la sanction. Frères, venez-vous repentir de vos péchés et embrassez la foi envers le Très-Haut, qui, contrairement à votre païen misérable, vous pardonnera et vous purifiera.»

Ainsi, les pillards se repentirent et, humblement, demandèrent le baptême, qui fut célébré sur place par Possidonio. De ces voleurs, trois devinrent plus tard des saints ecclésiastiques, à leur tour, ce qui démontre l’impact du message d'Aristote et Christos au travers des sermons d’un Possidonio au plus grand service du Très Haut.


L'invasion des Vandales et l'exil

Pendant longtemps et de nombreuses années après son retour en Espagne, Possidonio administra le diocèse de Valence avec engagement et dévouement. Il aurait pu recevoir beaucoup de hautes fonctions, devenir archevêque ou cardinal voire même Pape, mais, à chaque fois qu'on lui proposait, il refusait de peur de s'éloigner des pauvre adeptes de Valence et des enfants qu'il aimait et qui avaient capté tout son amour.
En l'an 412 après la venue de Christos, la région d'Espagne fut envahie par des peuples barbares, les Wisigoths, qui mirent le feu à un grand nombre de villes riches et peuplées. Le roi des Wisigoths était un partisan fervent de la religion païenne particulièrement prêchée chez les barbares du nord. L'aristotélisme professé par les évêques était mal vu en cette région, alors il ordonna à tous de se convertir immédiatement à sa propre religion.

Tous acceptèrent, tous sauf Possidonio. Il était désormais vieux et affaibli dans son corps, mais son esprit lui gardait toute sa jeunesse. Ainsi, il fut emmené devant le roi des Barbares.

Citation :
Le Roi : « Vous osez me défier en continuant à suivre votre doctrine, fou d'évêque ? Votre vie ne compte-t-elle pas à vos yeux ?»
Possidonio : « En vérité, si je renonce à ma foi je sauverais mon corps, mais pas mon âme. La véritable force ne réside pas dans les armes et la menace, mais dans la volonté avec laquelle je reste fidèle à ma doctrine, même sous la contrainte.»

Le roi, impressionné par le mépris farouche que montrait Possidonio envers la mort, ordonna qu'il soit mit en exil immédiatement. Il ajouta que s’il revenait au royaume que les vandales venaient de conquérir, il serait exécuté.


L'eau de source

Possidonio commença seul son voyage jusqu'à la frontière, après avoir juré au roi des barbares qu'il ne reviendrait jamais. Enveloppé dans des vêtements en lambeaux, appuyé sur une canne et arnaché d’une besace, il arriva dans un petit village. Là, bien que la population semblait vivre dans une grande de misère, il fut accueilli avec joie et fut invité à y séjourner pendant quelques jours, une invitation qu’il ne refusa pas. Le village connaissait un malheur terrible depuis près de deux ans, il n'y avait plus d'eau dans le ruisseau du village. Celui-ci s’était inexplicablement tari et les pluies se faisaient rares. Pourtant les gens du pays offraient leur eau à Possidonio, refusant de la boire afin d’offrir l'hospitalité à l'étranger. Touché par ce geste, Possidonio décida de récompenser les villageois, qui, selon lui, avaient montré beaucoup d'amour et de vertu. Il se rendit au centre du village et leva son bâton en invoquant le Tout-Puissant :

Citation :
«Ô Seigneur, toi qui vit en nous grâce aux messages que tu as transmit à tes prophètes, fait descendre ta bénédiction bienveillante sur cette terre et donne l'eau à cette population, symbole de vie et symbole de purification du péché.»

Puis il frappa sa canne sur le sol et l'eau coula en abondance. Les citoyens du petit village commencèrent à célébrer et louer leur sauveur, mais malheureusement, ce vacarme attira les gardes vandales postés non loin de là, et quand ils reconnurent Possidonio ils l'arrêtèrent pour le mener à Carthage, leur roi. À cette occasion, un jeune homme armé d'un bâton pris la défense de l'ancien, mais Possidonio lui demanda d'arrêter.

Citation :
«Ne perdez pas votre vie comme ça, jeune homme! Ma vie touche à sa fin, la vôtre vient juste de commencer. Ne versez pas votre sang innocent pour moi, je suis heureux d'avoir accompli ma mission jusqu'à la fin »

Ainsi, il fut arrêté.


Le Martyre

Quand le roi des Wisigoths vit à nouveau le vieil évêque qu'il avait chassé, il fut prit d’une rage terrible et ordonna immédiatement son exécution publique. Possidonio se laissa guider par ses bourreaux sans contestation n’ayant aucune crainte de la mort. Il fut mené sur la place centrale de Valence et là, devant une foule nombreuse, il fut décapité.
Ses dernières paroles furent adressées au Très-Haut:

Citation :
« Seigneur, recevez mon âme à vos côtés, ne m'oubliez pas lorsque vous appellerez les justes et les vertueux, laissez-moi contempler votre sagesse et la lumière de vos prophètes »

Il mourut ainsi, en l'an de grâce 412. La foule, principalement composée d'Aristotélicien qui cachaient leur foi par crainte d'être persécutés, attaqua les bourreaux lorsqu’ils voulurent jeter le corps de l'évêque dans la fosse commune. Ils réussirent à emporter la tête du martyr qui fut caché pendant quelque temps dans la maison d'un riche marchand de la ville, prit de pitié et ému par l'indifférence de Possidonio face à la mort. Un conseiller du roi veillât même à ce que son peuple puisse retrouver le corps de l’homme afin qu’une sépulture décente lui soit donnée.
Plusieurs années après, le corps et le crâne furent reconstitué avec le bâton qu'il avait utilisé pour effectuer son miracle. Même lorsque les Arabes envahirent une partie de l'Afrique et menacèrent de détruire la dépouille du saint, les pieux fidèles veillèrent à ce que les reliques furent mené saines et sauves à Mirandola, où une église fut érigée en son honneur.


Symbole et reliques

L'iconographie religieuse de San Possidonio est dépeinte par un homme vêtu d'une robe longue en haillons, un symbole de son humilité et de sa retenue, qu’il conserva même lorsqu'il fut évêque. Son symbole le plus important est le bâton avec lequel il fit le miracle de la source.
Les reliques attribuées au saint sont variés, elles sont situées à Mirandola. En plus de la dépouille du saint et du bâton avec lequel le miracle eût lieu, se trouve un sobre calice avec lequelle il célébrait les messes à Mirandola. La maison, où vécu le saint pendant quelque temps, fut incorporée dans l'église de San Possidonio.
A Valence, sont conservés un doigt du saint et un ourlet de sa robe d'évêque surveillés depuis des siècles par les fidèles.

Code:
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[color=black](330 – 412 PCN)


[b]Jeunesse[/b]

San Possidonio naquit environ trois cents trente ans après Christos, dans une petite ville d’Espagne, sous la domination de Rome. Le nom de Possidio lui fût donné. Sa famille était une des plus importantes dans la région et il vécut sa jeunesse dans le luxe et l'ostentation. Son père décéda dans la force de l’âge et Possidio, encore bien jeune, hérita de toutes les terres de son père. Il devint propriétaire de ses champs ouverts et de nombreuses exploitations. Possidio devint connu pour la façon dont il exploitait la main-d’œuvre locale. Il payait fort mal ses ouvriers pour récolter le grain, et encore moins pour l'abattage de ses vaches, pourtant, ses actes d'esclavagisme ne furent jamais ouvertement critiqués par la population, car Possidio était riche, puissant et terrorisait le péquin moyen.


[b]Rencontre avec l'aristotélisme[/b]

Un jour, parmi les ouvriers qu’il avait embauchés se trouva un vieil homme. Possidio fut surpris de le voir, car il était vieux et faible, mais il fut encore plus surpris quand il le vit travailler sans aucune plainte, alors que tous les autres se plaignaient de la dureté du travail et du salaire misérable. Lorsque la journée de travail fut terminée, Possidio se rendit en personne pour payer la solde du vieil homme, mais celui-ci la refusa.

Possidio l'interrogea :

[quote][color=black]Possidio : « Comment vieil homme ? Vous vous abimez le dos dans mon verger toute la journée et vous refusez mon argent ? Voulez-vous dire que c'est trop peu payé ? »
Vieil Homme : «J'ai travaillé avec plaisir dans votre domaine, jeune homme, parce que le travail manuel aide à élever l'esprit, dit le vieil homme. »
Possidio : «Au moins, acceptez la solde que je vous propose, sinon, l’on dira que je ne paie pas mes ouvriers !"
Vieil homme : «En vérité jeune homme, votre solde est ridiculement faible, mais personne n'ose vous le dire, par crainte. »[/color][/quote]

Possidio l’agrippa par le col et le regarda méchamment ce qui fit dire au vieillard :

[quote][color=black]«Je n'accepterais pas votre argent de toute façon, même si c’était le juste prix pour mon travail. Délaissez les biens terrestres et prospérez grâce aux biens de l’âme et de la vertu. Être riche et abuser du faible ne vous aidera pas à atteindre le vrai bonheur et à gagner votre salut. Pensez à cela, jeune homme. »[/color][/quote]

Possidio, Furieux, ordonna que le vieil homme soit emprisonné et se retira dans ses appartements. Cependant, dans la solitude de la nuit, les paroles du vieil homme se mirent à cheminer dans son esprit et son cœur. Possidio se mit alors à réfléchir sérieusement. En effet, il avait beau être riche et puissant, il était malheureux, il sentait qu'il lui manquait quelque chose au fond de son âme. Il commença lentement à accepter sa condition qu’il s’était longtemps refusé d’entrevoir. Il ordonna que le vieil homme soit libéré et le fit conduire devant lui. Le lendemain, lorsque ce dernier fut face à lui, il lui demanda :

[quote][color=black]«Connaissez-vous un moyen de trouver le salut sans recourir aux biens matériels de ce monde? »[/color][/quote]

Le vieil homme acquiesça et expliqua les vertus Aristotéliciennes à Possidio, il parla longuement du Dieu unique et Tout Puissant, fait d'Amour incommensurable et d'Amitié vertueuse. Il lui raconta la vie des prophètes et des apôtres après que Christos ait donné sa vie pour diffuser le divin message de foi. Il lui lu les hagiographies des disciples qui, persécutés par les Romains, continuèrent à prêcher la parole du Tout-Puissant. Possidio fut frappé par ces mots et, dans son cœur parvint à grandir le désir d'approfondir ces préceptes. Il fit du vieil homme son précepteur et passa des jours entiers enfermé dans sa chambre avec lui, écoutant les paroles des prophètes et arpentant le chemin de la vertu.


[b]Ordination et Voyage[/b]

A cette époque, les croyants Aristotéliciens n'était plus persécutés par les Romains. Les clercs pouvaient prêcher et exercer leurs fonctions à la lumière du soleil, sans aucune crainte. Possidio passa une année entière à suivre les enseignements de l'ancien, jusqu'à ce qu'il décide qu'il était temps pour lui de prendre la route. Il sentait qu'il avait beaucoup appris au fond de son cœur. Un jour, il se pencha sur le balcon de son palais, fit réunir tous les ouvriers qui avaient travaillé dans ses champs et leur annonça :

[quote][color=black]«Frères, je me suis finalement décidé à m'engager sur la voie de l'Eglise. Ces dernières années je vous ai fait du mal, je vous ai harcelé et je ne vous ai pas payé ce que vous méritiez pour votre travail, mais maintenant, le chemin qui mène à la richesse matérielle ne constitue plus rien pour moi. Je vous laisse tout cela. Prenez mes champs, ma ferme, mes terres, partagez-les entre vous et trouvez la prospérité ! »[/color][/quote]

Cela fait, Possidio fut prêt à partir. Lui et le vieux allèrent à Valence, capitale de cette province et lieu où les jeunes faisaient leurs études. Possidio changea son nom en Possidonio et reçut le sacrement de l'ordination. Il fit quatre vœux : la chasteté, la charité, l'humilité et la douceur. Il renonça à jamais aux plaisirs de la chair, au vice et à la violence. Il étudia pendant deux longues années les fondements philosophiques et théologiques de la pensée aristotélicienne et apprit les secrets du Livre des Vertus. Il fit l'étude de la logique, de la morale, de l'ontologie, de la métaphysique, et de la théologie. Il acquit les vertus et les idées transcendantes et étudia le grec ancien. Malheureusement la bibliothèque de Valence ne possédait pas tous les livres, il dû alors entreprendre un long voyage dans les diverses parties de l'Empire, tant à l'Est qu'à l'Ouest, pour compléter son savoir. Au cours de ses nombreux voyages, toujours avec son inséparable vieux maître, Possidonio témoigna d'une grande charité et d’une grande solidarité envers les pauvres en particulier. Il donnait cinq pièces a chaque Messe et il n’existait pas d'église dans laquelle il ne fit pas un don.


[b]Possidonio à Mirandola[/b]

Sur le chemin de Rome, où Possidonio devait être nommé évêque par le Saint-Père, tous deux furent attaqués par un groupe de misérables voleurs qui les dépouillèrent de leurs biens. Ils les laissèrent dans la poussière, sans même daigner les aider à se remettre sur pied, dans un verger luxuriant à côté d'un petit village. Les gardiens de la Ville relevèrent les deux voyageurs épuisés et les conduisirent dans une auberge pour qu’ils puissent se reposer. Pendant ce temps, le gouverneur local fut prévenu de leur arrivée. Il rencontra les deux clercs et fut surpris quand il apprit qu'ils refusaient de porter plainte et de révéler l'identité des voleurs qui les avaient attaqués. Tous ses doutes disparurent lorsqu’ il apprit qu’il s’agissait en réalité de deux ecclésiastes célèbres pour leur charité et leur humilité. Le gouverneur précisa :

[quote][color=black]«Ecoutez, Mirandola manque d'un guide spirituel depuis quelques temps. Je serais honoré si, jusqu'au retour du prêtre qui nous a quitté pour voyager, vous restiez ici pour combler ce manque. Les fidèles se sentent abandonnés par l'Eglise et je crains que l'hérésie se propage dangereusement au sein de la population.»[/color][/quote]

Possidinio accepta immédiatement, même s’il se devait d'aller à Rome. Ainsi, alors qu’il devait rester trois mois dans la ville de Mirandola, Possidonio fit bien plus, car le prêtre ne revenait pas. Il se fit aimer par le peuple. Le religieux était reconnu pour ses sermons enflammés et se tourna encore plus vers ce peuple qu'il aimait. Il pratiquait le culte aristotélicien et les sacrements avec beaucoup de sérieux si bien qu’il recevait les félicitations de l'Archevêque de la province. Cependant, un triste événement troubla le bonheur de Possidonio, son vieux précepteur passa de vie à trépas après une longue vie a prêcher le dogme d'Aristote et de Christos. Possidonio veilla sur son corps pendant trois nuits, pleurant la mort de son cher ami à qui il devait tout, il célébra une simple mais touchante messe en son honneur, et lorsque le prêtre du village rentra, il partit à Rome le cœur déchiré.


[b]L'élection comme évêque[/b]

Possidonio arriva à Rome précédé de sa réputation. Tous le savaient homme miséricordieux et compatissant, ayant répandu la parole d'Aristote parmi les pauvres et ayant fait d’importants dons aux miséreux. Il fut ainsi reçu par le Saint-Père et, le même jour, il fut nommé évêque de la ville de Valence, en Espagne, terre dont il était natif. Durant son court séjour à Rome, Mgr Possidonio fut invité à assister au procès de quelques voleurs païens connus pour leurs crimes contre les aristotéliciens, accusés, entre autres crimes, d’avoir blasphémé le Tout-Puissant et d’avoir dévalisé une église, toutes ces fautes étaient jadis légalement condamnable. Lorsque Possidonio vit les coupables, il reconnut les voleurs qui les avaient attaqué lui et son maître sur le chemin de Rome. Il prit la parole et déclara :

[quote][color=black]«Arrêtez, ne les punissez pas ! Il est plus facile d'enseigner le chemin de la vertu et de l'amitié à travers le pardon, qu'à travers la sanction. Frères, venez-vous repentir de vos péchés et embrassez la foi envers le Très-Haut, qui, contrairement à votre païen misérable, vous pardonnera et vous purifiera.»[/color][/quote]

Ainsi, les pillards se repentirent et, humblement, demandèrent le baptême, qui fut célébré sur place par Possidonio. De ces voleurs, trois devinrent plus tard des saints ecclésiastiques, à leur tour, ce qui démontre l’impact du message d'Aristote et Christos au travers des sermons d’un Possidonio au plus grand service du Très Haut.


[b]L'invasion des Vandales et l'exil[/b]

Pendant longtemps et de nombreuses années après son retour en Espagne, Possidonio administra le diocèse de Valence avec engagement et dévouement. Il aurait pu recevoir beaucoup de hautes fonctions, devenir archevêque ou cardinal voire même Pape, mais, à chaque fois qu'on lui proposait, il refusait de peur de s'éloigner des pauvre adeptes de Valence et des enfants qu'il aimait et qui avaient capté tout son amour.
En l'an 412 après la venue de Christos, la région d'Espagne fut envahie par des peuples barbares, les Wisigoths, qui mirent le feu à un grand nombre de villes riches et peuplées. Le roi des Wisigoths était un partisan fervent de la religion païenne particulièrement prêchée chez les barbares du nord. L'aristotélisme professé par les évêques était mal vu en cette région, alors il ordonna à tous de se convertir immédiatement à sa propre religion.

Tous acceptèrent, tous sauf Possidonio. Il était désormais vieux et affaibli dans son corps, mais son esprit lui gardait toute sa jeunesse. Ainsi, il fut emmené devant le roi des Barbares.

[quote][color=black]Le Roi : « Vous osez me défier en continuant à suivre votre doctrine, fou d'évêque ? Votre vie ne compte-t-elle pas à vos yeux ?»
Possidonio : « En vérité, si je renonce à ma foi je sauverais mon corps, mais pas mon âme. La véritable force ne réside pas dans les armes et la menace, mais dans la volonté avec laquelle je reste fidèle à ma doctrine, même sous la contrainte.»[/color][/quote]

Le roi, impressionné par le mépris farouche que montrait Possidonio envers la mort, ordonna qu'il soit mit en exil immédiatement. Il ajouta que s’il revenait au royaume que les vandales venaient de conquérir, il serait exécuté.


[b]L'eau de source[/b]

Possidonio commença seul son voyage jusqu'à la frontière, après avoir juré au roi des barbares qu'il ne reviendrait jamais. Enveloppé dans des vêtements en lambeaux, appuyé sur une canne et arnaché d’une besace, il arriva dans un petit village. Là, bien que la population semblait vivre dans une grande de misère, il fut accueilli avec joie et fut invité à y séjourner pendant quelques jours, une invitation qu’il ne refusa pas. Le village connaissait un malheur terrible depuis près de deux ans, il n'y avait plus d'eau dans le ruisseau du village. Celui-ci s’était inexplicablement tari et les pluies se faisaient rares. Pourtant les gens du pays offraient leur eau à Possidonio, refusant de la boire afin d’offrir l'hospitalité à l'étranger. Touché par ce geste, Possidonio décida de récompenser les villageois, qui, selon lui, avaient montré beaucoup d'amour et de vertu. Il se rendit au centre du village et leva son bâton en invoquant le Tout-Puissant :

[quote][color=black]«Ô Seigneur, toi qui vit en nous grâce aux messages que tu as transmit à tes prophètes, fait descendre ta bénédiction bienveillante sur cette terre et donne l'eau à cette population, symbole de vie et symbole de purification du péché.»[/color][/quote]

Puis il frappa sa canne sur le sol et l'eau coula en abondance. Les citoyens du petit village commencèrent à célébrer et louer leur sauveur, mais malheureusement, ce vacarme attira les gardes vandales postés non loin de là, et quand ils reconnurent Possidonio ils l'arrêtèrent pour le mener à Carthage, leur roi. À cette occasion, un jeune homme armé d'un bâton pris la défense de l'ancien, mais Possidonio lui demanda d'arrêter.

[quote][color=black]«Ne perdez pas votre vie comme ça, jeune homme! Ma vie touche à sa fin, la vôtre vient juste de commencer. Ne versez pas votre sang innocent pour moi, je suis heureux d'avoir accompli ma mission jusqu'à la fin »[/color][/quote]

Ainsi, il fut arrêté.


[b]Le Martyre[/b]

Quand le roi des Wisigoths vit à nouveau le vieil évêque qu'il avait chassé, il fut prit d’une rage terrible et ordonna immédiatement son exécution publique. Possidonio se laissa guider par ses bourreaux sans contestation n’ayant aucune crainte de la mort. Il fut mené sur la place centrale de Valence et là, devant une foule nombreuse, il fut décapité.
Ses dernières paroles furent adressées au Très-Haut:

[quote][color=black]« Seigneur, recevez mon âme à vos côtés, ne m'oubliez pas lorsque vous appellerez les justes et les vertueux, laissez-moi contempler votre sagesse et la lumière de vos prophètes »[/color][/quote]

Il mourut ainsi, en l'an de grâce 412. La foule, principalement composée d'Aristotélicien qui cachaient leur foi par crainte d'être persécutés, attaqua les bourreaux lorsqu’ils voulurent jeter le corps de l'évêque dans la fosse commune. Ils réussirent à emporter la tête du martyr qui fut caché pendant quelque temps dans la maison d'un riche marchand de la ville, prit de pitié et ému par l'indifférence de Possidonio face à la mort. Un conseiller du roi veillât même à ce que son peuple puisse retrouver le corps de l’homme afin qu’une sépulture décente lui soit donnée.
Plusieurs années après, le corps et le crâne furent reconstitué avec le bâton qu'il avait utilisé pour effectuer son miracle. Même lorsque les Arabes envahirent une partie de l'Afrique et menacèrent de détruire la dépouille du saint, les pieux fidèles veillèrent à ce que les reliques furent mené saines et sauves à Mirandola, où une église fut érigée en son honneur.


[b]Symbole et reliques[/b]

L'iconographie religieuse de San Possidonio est dépeinte par un homme vêtu d'une robe longue en haillons, un symbole de son humilité et de sa retenue, qu’il conserva même lorsqu'il fut évêque. Son symbole le plus important est le bâton avec lequel il fit le miracle de la source.
Les reliques attribuées au saint sont variés, elles sont situées à Mirandola. En plus de la dépouille du saint et du bâton avec lequel le miracle eût lieu, se trouve un sobre calice avec lequelle il célébrait les messes à Mirandola. La maison, où vécu le saint pendant quelque temps, fut incorporée dans l'église de San Possidonio.
A Valence, sont conservés un doigt du saint et un ourlet de sa robe d'évêque surveillés depuis des siècles par les fidèles. [/color][/quote]

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Saint Possidonio
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