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 Saint Lycon de Troade, troisième scolarque

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Richelieu1
Cardinal Archevêque d'Aix-en-Provence
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Lieu RP : Brignoles

Feuille de personnage
Nom et prénom: Ludovi de Sabran
Paroisse: Brignoles

MessageSujet: Saint Lycon de Troade, troisième scolarque   Mer 30 Mar 2011 - 23:55

Citation :
Le Livre des Vertus
Les Scolarques - Saint Lycon de Troade, Troisième Scolarque





Un signe du Très Haut

Lycon, fils d'Astyanacte, naquit aux environs de -302 dans une petite cité de la côte de la Troade. Son histoire est celle d'un homme placé sous l'influence du Très Haut et ce, dès sa naissance. En effet, le jeune Lycon, vint au monde frappé d'une marque de naissance sur la base de la nuque représentant un cercle parfait. Son enfance, il la passa auprès des siens, dans l'amour et l'amitié, connaissant la vie que tout enfant rêvait d'avoir. C'est un jour d'automne qu'il reçut la bénédiction du Très Haut. Enfermé dans une grotte attendant la fin d'un orage ténébreux et d'une pluie diluvienne, le jeune Lycon alors âgé de 13 ans vit une intense lueur poindre du fond de la grotte. il s'avança alors pour comprendre de quoi il retournait et ne vit qu'un halo de lumière sur le granit clair de la paroi rocheuse. Soudain, un visage apparut sur la pierre ayant les traits d'Aristote puis prenant ses propres traits, avant de disparaitre dans l'ombre. Le jeune homme n'avait pas de grandes connaissances mais connaissait Aristote dont les statues trônaient dans de nombreuses cités. Il admit ainsi qu'il s'agissait là d'un signe du Très Haut dont il ne savait que peu de choses. Il rentra et décida de quitter sa famille pour se rendre à Axos au Lycée où Aristote fut Scolarque. Lorsqu'il arriva là-bas, en -289, il se présenta aux portes du Lycée demandant à y être reçu par le scolarque. Devant son air décidé et sa ténacité, un disciple l'amena devant Théophraste qui s'entretint avec lui. Lycon lui expliqua ce qu'il avait vu dans la grotte et comment il avait interprété ce signe. Theophraste testa ce jeune homme en lui posant nombre de questions sur la logique, la philosophie et même, la théologie. Il fut stupéfait de voir comment, avec un bon sens évident, le petit répondait avec justesse et avec quel talent il s'exprimait. Le scolarque décida ainsi de lui permettre d'entrer au Lycée et le confia à son meilleur disciple pour qu'il le guide dans ses enseignements.


L'apprentissage de la théologie aristotélicienne

Lycon fut un élève brillant, ses capacités de compréhension dépassaient largement celle des autres élèves et même Théophraste restait abasourdi de voir avec quelles facilités le jeune homme apprenait. Celui-ci n'avait pas eu la chance d'avoir de bons enseignements, c'est pourquoi il travaillait d'autant plus pour rattraper son retard. S'il montrait une excellente élocution, en revanche, il restait un piètre écrivain. Lorsque le scolarque passa de vie à trépas, Straton devint son successeur et reprit l'enseignement que son ancien maître avait dispensé au jeune Lycon. Lui aussi fut sidéré de voir comment en si peu de temps, le jeune grec s'était constitué une connaissance approfondie de la théologie.

Lycon passa ainsi ses premières années au Lycée, accaparé par l'étude de la théologie, des sciences et de la philosophie. Il manifesta son plus grand intérêt à l'étude de la voix de Dieu et des textes du prophète Aristote, cherchant à identifier pourquoi il avait reçu un signe. Souvent il parlait de cela avec son maître Straton qui était convaincu que Lycon avait rencontré la volonté divine sur sa route. A ses côtés, d'autres disciples commencèrent à jalouser son statut de disciple préféré de Straton. Hieremías, brillant élève issu de la bourgeoisie athénienne, voyait d'un mauvais œil le jeune homme d'origine plus modeste. Il lui contestait la validité de ses arguments lorsqu'il discourait sur la nature de Dieu et sur les vertus. Lycon, lui, avec une grande aisance, le renvoyait souvent dans ses pénates par un raisonnement sans faille. Hieremías et Lycon devinrent de véritables ennemis si bien que leurs dialogues empruntaient souvent les chemins de la joute oratoire. Et, sans surprise, c'était toujours l'enfant de Troade qui avait le dernier mot.

Straton observa longuement cette adversité constructive pour Lycon qui devint de plus en plus assuré. Il montra des talents hors norme dans les oratoires d'Athènes où le scolarque l'envoyait régulièrement pour enseigner la théologie. Ses bons mots et ses arguments ne pouvaient se contester. S'il usait des meilleurs enseignements qu'Aristote avait légués aux Lycée, il savait néanmoins s'assurer l'attention de ses auditoires par ses bons mots et son humour fin et subtil. Straton le trouva si doué, qu'il lui proposa de rejoindre la cour d'Alexandrie où le Pharaon Ptolémée II, dont il avait été le précepteur, venait de révéler le message du prophète Aristote. Lycon ne pu refuser une telle opportunité et s'y rendit sans ciller. C'est au contact du pharaon que Lycon commença à particulièrement faire attention à son apparence, comprenant qu'en plus des oripeaux du discours, un bel enrobage pouvait achever de convaincre les dernières réticences. Lycon resta aux côtés du Pharaon pendant plusieurs années, faisant allers et retours jusqu'en Grèce pour rapporter les évolutions de la Foi dans le vrai Dieu en Égypte, et abreuvant le jeune Ptolémée de son savoir en la matière.

En 268, à la mort de Straton, il fut désigné par le testament de ce dernier comme scolarque du Lycée.

Straton de Lampsaque a écrit:
Lycon succédera à mon école, les autres étant ou trop âgés ou surchargés d'occupations; et ils feront bien, et les autres aussi, s'ils approuvent cette disposition. Je lui donne tous mes livres, excepté ceux que j'ai composés, et je lui lègue tous mes meubles de table, mes gobelets et mes habits.


Le règne du scolarque

Lycon de Troade, alors âgé de trente-quatre ans, devint le troisième scolarque du Lycée, privilège réservé à l'élite des théologiens. C'est en Grèce, le début de la guerre chrémonidéenne des cités contre la Macédoine. Athènes, sous l'impulsion de Lycon, s'allie avec Sparte et Ptolémée II. Sa grande connaissance du Pharaon permettra de faciliter l'entente des deux peuples et d'endiguer les velléités offensives des macédoniens. Pendant quelques années, le nouveau scolarque se concentra sur la direction du Lycée, s'évertuant à enseigner aux jeunes disciples les paroles du prophète Aristote et le message qu'il avait révélé. Il s'attela particulièrement à parfaire sa capacité à éduquer et devint un excellent pédagogue. Il disait d'ailleurs à ce sujet :

Lycon : -"Il faut gouverner les jeunes gens par la honte et l'amour de l'honneur, comme on se sert pour les chevaux de l'éperon et de la bride."

Au fur et à mesure que les années passèrent, il réussit à vaincre sa médiocre écriture et publia quelques essais sur la question de l'enseignement, textes qui, par la suite, furent utilisés par ses successeurs pour améliorer l'enseignement du Lycée. Contrairement à son maître et prédécesseur, Lycon prenait grand soin de lui et passait de nombreuses heures à s'exercer chaque semaine, il faisait aussi particulièrement attention aux habits qu'il portait si bien qu'on lui fit la réputation d'un homme excessivement attentionné et apprêté. Pour lui, il en allait d'une question de respect et d'élégance.

Lycon devint un fin conseiller pour les Athéniens, aidant les érudits et autres personnages réputés lorsqu'ils faisaient appel à lui. Son empathie et sa tendance charitable firent de lui un homme vénéré par ses pairs. Tous lui reconnurent une forme de génie dans l'approche de la théologie et ses disciples devinrent si doués que ceux qui les écoutaient ne pouvaient qu'adhérer aux thèses aristotéliciennes. Le scolarque fut appelé par Antiochos lorsque celui-ci défendit Pergame aux confins de l'Asie mineure, vers la mer Egée. En effet, le Roi Séleucide avait besoin d'y placer un théologien mais il avait découvert une bibliothèque d'une ampleur peu commune, aussi grande que celle d'Alexandrie. Lycon se rendit alors sur place après de longs mois de voyages avec le jeune Andonios pour le déléguer à la reconstruction de la bibliothèque de Pergame. C'est là qu'il rencontre Eumène qui vainquit Antiochos et donna l'indépendance à Pergame. Plus tard, il devint ami avec Attale, le successeur d'Eumène et premier Roi de Pergame. Son travail à ses côtés permis de conserver intacte la Foi en Dieu qu'Antiochos avait apporté à ces lointains territoires, il fit don de nombreux ouvrages à la bibliothèque qui fut dirigée par Andonios. Une rivalité s'installa ainsi entre les deux plus grandes bibliothèques du monde civilisé, celle d'Alexandrie pratiquait l'étude du lexique, des textes vers par vers, mot par mot. A Pergame au contraire, on cherchait le sens profond, voire caché, des textes, considérant que ce qui était véritablement signifié ne correspondait pas nécessairement à ce qui était écrit.

Le scolarque visita ainsi de nombreux royaumes dont la Syrie d'Antiochos Theos, Sparte, l'Egypte, Babylone qui déclinait puisque délaissée depuis Séleucos Ier au profit de Séleucie du Tigre. Partout où il passa, le scolarque emmena de brillants théologiens du Lycée et les présenta aux dirigeants de chaque cité, les laissant comme conseiller et précepteurs.

Lycon fut le premier scolarque à hiérarchiser le Lycée et ainsi fonder la première ébauche d'une institution religieuse dont le dogme était constitué du message d'Aristote. Sa réputation, auprès de ses contemporains et des dirigeants du monde, lui apporta une aura considérable qui fit de lui le conseiller de tous ceux qui avaient Foi dans le Très Haut. Le scolarque dirigeait ainsi le Lycée et ses meilleurs disciples, une fois devenus enseignants, étaient chargés de relayer les enseignements d'Arisote. Chaque semaine, il réunissait un cénacle, constitué de ses amis enseignants, où chacun avait un rôle précis. L'un était chargé de regrouper les demandes extérieures au Lycée en matière de théologie, un autre était chargé d'archiver les discours tenus en place publique, un autre encore était chargé des relations avec les dirigeants des différents royaumes qui avaient les faveurs de Lycon. Le cénacle devint un véritable organe gérant le fonctionnement du Lycée, il était constitué de Rulon, Callinus, Ariston, Ampbion, Python, Aristomaque, Héraclius, et Lycomède.


Digne jusque dans la mort

Pendant quarante-quatre ans, Lycon de Troade dirigea le Lycée et promulgua la théologie aristotélicienne en ébauche de religion hiérarchisée et organisée. Âgé de soixante-dix-huit ans, Lycon avait gagné l'amitié d'un grand nombre de dirigeants et avait vu un nombre tout aussi important périr par la guerre ou assassinés. Il était reconnu dans tout le monde grec et les royaumes environnants, y compris la Macédoine et l'Égypte. Son œuvre resta ainsi l'un des plus importantes puisqu'il développa le fonctionnement du Lycée pour en faire un véritable outil à la gloire du Très Haut.

Lors de ses dernières années, le scolarque fut atteint d'un mal incurable l'obligeant à marcher appuyé sur une cane. Malgré ses maux, il continua à enseigner à ses disciples et à conseiller les athéniens. Tous lui demandaient de prendre du repos mais lui, désirait avant tout achever ce qu'il avait entamé il y a bien longtemps. Dans sa volonté de changement, alors que chaque scolarque avait, jusqu'alors, désigné son successeur, lui, décida que le cénacle du Lycée choisirait celui qui serait le plus à même de diriger l'école d'Aristote. Ce fut Ariston de Céos qui obtint les suffrages de ses pairs enseignants du Lycée et prit la succession du scolarque.

C'est une nuit d'automne en -224 que mourût Lycon de Troade, vêtu de sa plus belle livrée et toujours apprêté comme pour rencontrer un grand Roi. Son ami, Attale Ier, déclara au sujet de son décès :

Attale Ier : -"Je ne puis passer sous silence le sort de Lycon, qui mourut affligé d'un mal sans pareil ; je m'étonne qu'ayant à faire le long chemin de l'autre vie et ayant toujours eu besoin de secours pour marcher, il l'ait fait dans une nuit."

Code:
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Les Scolarques - Saint Lycon de Troade, Troisième Scolarque[/i] [/color][/size]

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Lycon, fils d'Astyanacte, naquit aux environs de -302 dans une petite cité de la côte de la Troade. Son histoire est celle d'un homme placé sous l'influence du Très Haut et ce, dès sa naissance. En effet, le jeune Lycon, vint au monde frappé d'une marque de naissance sur la base de la nuque représentant un cercle parfait. Son enfance, il la passa auprès des siens, dans l'amour et l'amitié, connaissant la vie que tout enfant rêvait d'avoir. C'est un jour d'automne qu'il reçut la bénédiction du Très Haut. Enfermé dans une grotte attendant la fin d'un orage ténébreux et d'une pluie diluvienne, le jeune Lycon alors âgé de 13 ans vit une intense lueur poindre du fond de la grotte. il s'avança alors pour comprendre de quoi il retournait et ne vit qu'un halo de lumière sur le granit clair de la paroi rocheuse. Soudain, un visage apparut sur la pierre ayant les traits d'Aristote puis prenant ses propres traits, avant de disparaitre dans l'ombre. Le jeune homme n'avait pas de grandes connaissances mais connaissait Aristote dont les statues trônaient dans de nombreuses cités. Il admit ainsi qu'il s'agissait là d'un signe du Très Haut dont il ne savait que peu de choses. Il rentra et décida de quitter sa famille pour se rendre à Axos au Lycée où Aristote fut Scolarque. Lorsqu'il arriva là-bas, en -289, il se présenta aux portes du Lycée demandant à y être reçu par le scolarque. Devant son air décidé et sa ténacité, un disciple l'amena devant Théophraste qui s'entretint avec lui. Lycon lui expliqua ce qu'il avait vu dans la grotte et comment il avait interprété ce signe. Theophraste testa ce jeune homme en lui posant nombre de questions sur la logique, la philosophie et même, la théologie. Il fut stupéfait de voir comment, avec un bon sens évident, le petit répondait avec justesse et avec quel talent il s'exprimait. Le scolarque décida ainsi de lui permettre d'entrer au Lycée et le confia à son meilleur disciple pour qu'il le guide dans ses enseignements.


[b]L'apprentissage de la théologie aristotélicienne[/b]

Lycon fut un élève brillant, ses capacités de compréhension dépassaient largement celle des autres élèves et même Théophraste restait abasourdi de voir avec quelles facilités le jeune homme apprenait. Celui-ci n'avait pas eu la chance d'avoir de bons enseignements, c'est pourquoi il travaillait d'autant plus pour rattraper son retard. S'il montrait une excellente élocution, en revanche, il restait un piètre écrivain. Lorsque le scolarque passa de vie à trépas, Straton devint son successeur et reprit l'enseignement que son ancien maître avait dispensé au jeune Lycon. Lui aussi fut sidéré de voir comment en si peu de temps, le jeune grec s'était constitué une connaissance approfondie de la théologie.

Lycon passa ainsi ses premières années au Lycée, accaparé par l'étude de la théologie, des sciences et de la philosophie. Il manifesta son plus grand intérêt à l'étude de la voix de Dieu et des textes du prophète Aristote, cherchant à identifier pourquoi il avait reçu un signe. Souvent il parlait de cela avec son maître Straton qui était convaincu que Lycon avait rencontré la volonté divine sur sa route. A ses côtés, d'autres disciples commencèrent à jalouser son statut de disciple préféré de Straton. Hieremías, brillant élève issu de la bourgeoisie athénienne, voyait d'un mauvais œil le jeune homme d'origine plus modeste. Il lui contestait la validité de ses arguments lorsqu'il discourait sur la nature de Dieu et sur les vertus. Lycon, lui, avec une grande aisance, le renvoyait souvent dans ses pénates par un raisonnement sans faille. Hieremías et Lycon devinrent de véritables ennemis si bien que leurs dialogues empruntaient souvent les chemins de la joute oratoire. Et, sans surprise, c'était toujours l'enfant de Troade qui avait le dernier mot.

Straton observa longuement cette adversité constructive pour Lycon qui devint de plus en plus assuré. Il montra des talents hors norme dans les oratoires d'Athènes où le scolarque l'envoyait régulièrement pour enseigner la théologie. Ses bons mots et ses arguments ne pouvaient se contester. S'il usait des meilleurs enseignements qu'Aristote avait légués aux Lycée, il savait néanmoins s'assurer l'attention de ses auditoires par ses bons mots et son humour fin et subtil. Straton le trouva si doué, qu'il lui proposa de rejoindre la cour d'Alexandrie où le Pharaon Ptolémée II, dont il avait été le précepteur, venait de révéler le message du prophète Aristote. Lycon ne pu refuser une telle opportunité et s'y rendit sans ciller. C'est au contact du pharaon que Lycon commença à particulièrement faire attention à son apparence, comprenant qu'en plus des oripeaux du discours, un bel enrobage pouvait achever de convaincre les dernières réticences. Lycon resta aux côtés du Pharaon pendant plusieurs années, faisant allers et retours jusqu'en Grèce pour rapporter les évolutions de la Foi dans le vrai Dieu en Égypte, et abreuvant le jeune Ptolémée de son savoir en la matière.

En 268, à la mort de Straton, il fut désigné par le testament de ce dernier comme scolarque du Lycée.

[/color][quote="Straton de Lampsaque"][color=black]Lycon succédera à mon école, les autres étant ou trop âgés ou surchargés d'occupations; et ils feront bien, et les autres aussi, s'ils approuvent cette disposition. Je lui donne tous mes livres, excepté ceux que j'ai composés, et je lui lègue tous mes meubles de table, mes gobelets et mes habits.[/color][/quote]
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[b]Le règne du scolarque[/b]

Lycon de Troade, alors âgé de trente-quatre ans, devint le troisième scolarque du Lycée, privilège réservé à l'élite des théologiens. C'est en Grèce, le début de la guerre chrémonidéenne des cités contre la Macédoine. Athènes, sous l'impulsion de Lycon, s'allie avec Sparte et Ptolémée II. Sa grande connaissance du Pharaon permettra de faciliter l'entente des deux peuples et d'endiguer les velléités offensives des macédoniens. Pendant quelques années, le nouveau scolarque se concentra sur la direction du Lycée, s'évertuant à enseigner aux jeunes disciples les paroles du prophète Aristote et le message qu'il avait révélé. Il s'attela particulièrement à parfaire sa capacité à éduquer et devint un excellent pédagogue. Il disait d'ailleurs à ce sujet :

[b]Lycon :[/b] -"Il faut gouverner les jeunes gens par la honte et l'amour de l'honneur, comme on se sert pour les chevaux de l'éperon et de la bride."

Au fur et à mesure que les années passèrent, il réussit à vaincre sa médiocre écriture et publia quelques essais sur la question de l'enseignement, textes qui, par la suite, furent utilisés par ses successeurs pour améliorer l'enseignement du Lycée. Contrairement à son maître et prédécesseur, Lycon prenait grand soin de lui et passait de nombreuses heures à s'exercer chaque semaine, il faisait aussi particulièrement attention aux habits qu'il portait si bien qu'on lui fit la réputation d'un homme excessivement attentionné et apprêté. Pour lui, il en allait d'une question de respect et d'élégance.

Lycon devint un fin conseiller pour les Athéniens, aidant les érudits et autres personnages réputés lorsqu'ils faisaient appel à lui. Son empathie et sa tendance charitable firent de lui un homme vénéré par ses pairs. Tous lui reconnurent une forme de génie dans l'approche de la théologie et ses disciples devinrent si doués que ceux qui les écoutaient ne pouvaient qu'adhérer aux thèses aristotéliciennes. Le scolarque fut appelé par Antiochos lorsque celui-ci défendit Pergame aux confins de l'Asie mineure, vers la mer Egée. En effet, le Roi Séleucide avait besoin d'y placer un théologien mais il avait découvert une bibliothèque d'une ampleur peu commune, aussi grande que celle d'Alexandrie. Lycon se rendit alors sur place après de longs mois de voyages avec le jeune Andonios pour le déléguer à la reconstruction de la bibliothèque de Pergame. C'est là qu'il rencontre Eumène qui vainquit Antiochos et donna l'indépendance à Pergame. Plus tard, il devint ami avec Attale, le successeur d'Eumène et premier Roi de Pergame. Son travail à ses côtés permis de conserver intacte la Foi en Dieu qu'Antiochos avait apporté à ces lointains territoires, il fit don de nombreux ouvrages à la bibliothèque qui fut dirigée par Andonios. Une rivalité s'installa ainsi entre les deux plus grandes bibliothèques du monde civilisé, celle d'Alexandrie pratiquait l'étude du lexique, des textes vers par vers, mot par mot. A Pergame au contraire, on cherchait le sens profond, voire caché, des textes, considérant que ce qui était véritablement signifié ne correspondait pas nécessairement à ce qui était écrit.

Le scolarque visita ainsi de nombreux royaumes dont la Syrie d'Antiochos Theos, Sparte, l'Egypte, Babylone qui déclinait puisque délaissée depuis Séleucos Ier au profit de Séleucie du Tigre. Partout où il passa, le scolarque emmena de brillants théologiens du Lycée et les présenta aux dirigeants de chaque cité, les laissant comme conseiller et précepteurs.

Lycon fut le premier scolarque à hiérarchiser le Lycée et ainsi fonder la première ébauche d'une institution religieuse dont le dogme était constitué du message d'Aristote. Sa réputation, auprès de ses contemporains et des dirigeants du monde, lui apporta une aura considérable qui fit de lui le conseiller de tous ceux qui avaient Foi dans le Très Haut. Le scolarque dirigeait ainsi le Lycée et ses meilleurs disciples, une fois devenus enseignants, étaient chargés de relayer les enseignements d'Arisote. Chaque semaine, il réunissait un cénacle, constitué de ses amis enseignants, où chacun avait un rôle précis. L'un était chargé de regrouper les demandes extérieures au Lycée en matière de théologie, un autre était chargé d'archiver les discours tenus en place publique, un autre encore était chargé des relations avec les dirigeants des différents royaumes qui avaient les faveurs de Lycon. Le cénacle devint un véritable organe gérant le fonctionnement du Lycée, il était constitué de Rulon, Callinus, Ariston, Ampbion, Python, Aristomaque, Héraclius, et Lycomède.


[b]Digne jusque dans la mort[/b]

Pendant quarante-quatre ans, Lycon de Troade dirigea le Lycée et promulgua la théologie aristotélicienne en ébauche de religion hiérarchisée et organisée. Âgé de soixante-dix-huit ans, Lycon avait gagné l'amitié d'un grand nombre de dirigeants et avait vu un nombre tout aussi important périr par la guerre ou assassinés. Il était reconnu dans tout le monde grec et les royaumes environnants, y compris la Macédoine et l'Égypte. Son œuvre resta ainsi l'un des plus importantes puisqu'il développa le fonctionnement du Lycée pour en faire un véritable outil à la gloire du Très Haut.

Lors de ses dernières années, le scolarque fut atteint d'un mal incurable l'obligeant à marcher appuyé sur une cane. Malgré ses maux, il continua à enseigner à ses disciples et à conseiller les athéniens. Tous lui demandaient de prendre du repos mais lui, désirait avant tout achever ce qu'il avait entamé il y a bien longtemps. Dans sa volonté de changement, alors que chaque scolarque avait, jusqu'alors, désigné son successeur, lui, décida que le cénacle du Lycée choisirait celui qui serait le plus à même de diriger l'école d'Aristote. Ce fut Ariston de Céos qui obtint les suffrages de ses pairs enseignants du Lycée et prit la succession du scolarque.

C'est une nuit d'automne en -224 que mourût Lycon de Troade, vêtu de sa plus belle livrée et toujours apprêté comme pour rencontrer un grand Roi. Son ami, Attale Ier, déclara au sujet de son décès :

[b]Attale Ier :[/b] -"Je ne puis passer sous silence le sort de Lycon, qui mourut affligé d'un mal sans pareil ; je m'étonne qu'ayant à faire le long chemin de l'autre vie et ayant toujours eu besoin de secours pour marcher, il l'ait fait dans une nuit." [/color][/quote]

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