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 Saint Ariston de Ceos, quatrième scolarque

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Richelieu1
Cardinal Archevêque d'Aix-en-Provence
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Lieu RP : Brignoles

Feuille de personnage
Nom et prénom: Ludovi de Sabran
Paroisse: Brignoles

MessageSujet: Saint Ariston de Ceos, quatrième scolarque   Mer 30 Mar 2011 - 23:54

Citation :
Le Livre des Vertus
Les Scolarques - Saint Ariston de Ceos, Quatrième scolarque





Enfance

Ariston vint au monde à Loulis dans l'île de Ceos située sur la mer Égée aux alentours de l'année - 269. On ne connaît que très peu de choses de son enfance hormis qu'il était issu de la noblesse locale et que, comme chaque cadet dans les familles de Ceos, il fut envoyé à Athènes pour devenir érudit. A cette époque, Athènes n'est plus que le reflet d'elle-même, passée depuis près d'un siècle sous la domination des Macédoniens, elle sombre peu à peu dans l'oubli, même si elle conserve une grande influence culturelle dans toute la Grèce et au delà de l'empire perse et mésopotamien.


Sagesse, théologie et médecine

L'enfant de Ceos intégra le Lycée, fondé par Aristote en -335, en tant qu'étudiant et devint le disciple de Lycon de Troade, alors scolarque et responsable des enseignements en théologie. Il suivit avec assiduité les cours dispensés et fut un brillant élève. Il succomba rapidement aux préceptes laissés par le prophète du Très Haut et sa Foi dans le Dieu Unique tourna rapidement au sacerdoce. A peine âgé de vingt ans, Ariston devint l'un des disciples les plus en vue du Lycée, assimilant avec justesse et sagesse les paroles d'Aristote. Le jeune homme s'intéressa de près à une autre discipline alors peu en vogue, la médecine. Il voyagea jusqu'en Egypte pour parfaire son art et étudia brillamment la physiologie humaine et la médecine au côté d'Hérophile de Chalcédoine, fondateur de la grande école médicale d'Alexandrie. Il en revint cinq ans plus tard, après la mort d'Hérophile, les sacoches chargées d'essais traitant de cette science si particulière.

A son retour, devant l'excellence de ses discours sur la chose et devant l'argumentation fameuse du jeune Ariston, Lycon de Troade décida de lui confier la chaire de médecine. Lorsqu'il parlait de son art, le jeune homme était tout simplement flamboyant, mêlant avec justesse théories médicales et théologie aristotélicienne.

Ariston de Ceos : -"Aristote ne nous a-t-il pas donné pour consigne de pleinement nous intégrer à la cité ? Ne nous a-t-il pas enseigné de vivre dans l'amitié et de pratiquer la vertu ? En cette raison, je dis que si nous maitrisons un art tel que la médecine, nous devons le partager pour le bien de la cité ! Apporter mieux-être et soins aux malades, aux indigents et aux défavorisés, s'accorde en tous points avec l'amitié vertueuse et l'intérêt collectif. Si Dieu nous a donné le savoir de la médecine, ce n'est pas pour briller dans les soirées mondaines mais bien pour en user auprès de ceux qui sont victimes de l'injuste malheur de l'affliction."

C'est ainsi qu'en -234, Ariston fonda le premier dispensaire de médecine à Athènes. Il y embaucha ses meilleurs disciples en la matière et apporta soins et thérapies à ceux qui souffraient des pires maux. Il y pratiqua cette science telle qu'il l'avait apprise, de manière bénévole, sans jamais demander le moindre sou. Afin de pouvoir subvenir aux dépenses, il lança un appel au mécénat qui fut entendu par de nombreux nobles Grecs. Ceux-ci, devant l'incomparable et étincelante verve d'Ariston, donnèrent édifice et matériel pour permettre aux soignants d'accomplir leur œuvre. Le dispensaire soigna des milliers de malades et si tous ne guérissaient pas, en revanche, chacun y recevait de quoi mieux supporter sa souffrance et sa peine.

Lorsque Lycon décida de réformer le Lycée et créa le cénacle, il y convia Ariston qui en devint chargé des missions caritatives. Alors vieux d'une quarantaine d'année, le médecin devint l'un des disciples les plus aimés du scolarque, et au fil du temps, le rapport de maitre à élève se transforma en amitié. Au sein du cénacle, chaque décision prise était validée par un vote, le scolarque étant responsable de la décision finale. Lycon, prenait toujours appui sur ses conseillers, tous enseignants au Lycée, et tous amis du recteur. Lorsqu'il décéda en -224, il ne désigna, contrairement à ses prédécesseurs, aucun successeur, mais laissa comme consigne que les membres du cénacle choisissent par eux-mêmes le prochain scolarque. C'est ainsi qu'après trois longues journées de débats et de discours, Ariston de Ceos fut élu quatrième scolarque du Lycée.


Une scolarque incarnant la vertu

Rompu aux préceptes d'Aristote et au prosélytisme, Ariston continua, illuminé de l'aura de ses prédécesseurs, à transmettre les enseignements du prophète, mêlant ceux-ci aux diverses conclusions sur la vertu, la morale et l'amitié, qui avaient été apportées depuis. Il acheva la réforme du Lycée en gravant dans le marbre les statuts du cénacle, son fonctionnement et son organisation. En l'espace de quelques années, le Lycée prit une nouvelle ampleur au sein du monde Grec, devenant le lieu incontournable où trouver conseils et principes pour les dirigeants et nobles des quatre coins de l'empire macédonien. Ariston envoyait ses meilleurs théologiens à travers les royaumes, aussi bien en Egypte qu'en Perse, en passant par les premières terres de l'Asie.

Ne pouvant plus tenir le dispensaire, il nomma un successeur qu'il fit entrer au cénacle à la charge qu'il occupait précédemment. Bien décidé à convaincre du bien fondé de ses choix, il fit créer de nombreux dispensaires en convainquant les dirigeants des empires et royaumes voisins de la nécessité d'apporter soins aux malades. Ses grands discours éloquents sur le sujet émouvaient ceux qui les écoutaient, ils se sentaient investis d'une mission d'ordre divin et pratiquaient le mécénat un peu partout où les dispensaires virent le jour. Ariston était convaincu qu'il devait rétablir une justice dans ce bas monde, apporter un peu plus d'équité à ceux qui étaient victimes des injustices et qui mourraient de maux dont on connaissait les traitements. C'est ainsi qu'il consacra une grande partie de son œuvre à promouvoir les soins pour les nécessiteux. Les dispensaires qu'il avait fait ouvrir aux quatre coins du monde hellénique accueillaient des milliers de malades et autres souffreteux que cure thermales et plantes médicinales parvenaient à guérir. Cette œuvre fut considérable et contribua à rendre bien meilleure la vie de nombre de ses concitoyens. Toujours, Ariston mettait en avant les enseignements d'Aristote et l'amour du Très Haut, il s'était fait un devoir d'apporter la solidarité à la cité et à la communauté des Hommes. Qu'il furent croyants ou non, tous ceux qui passaient les portes de ses dispensaires recevaient le meilleur accueil. Même s'il passait beaucoup de temps au Lycée à gérer son fonctionnement, dispenser la théologie, conseiller les dirigeants et les aristocrates, Ariston visitait les lieux de soins dont il avait légué la charge à ses disciples. Toujours, il prenait le temps de rencontrer les malades et de leur prodiguer assistance lorsque les médicastres butaient.

C'est lors de l'une de ses visites que se déroula une histoire particulière. Un jeune indigent atteint de vives douleurs s'était rendu dans le dispensaire d'Athènes. Depuis sa plus jeune enfance, il souffrait sans que personne ne puisse savoir pourquoi, ses douleurs le déchirait et son corps meurtri ne faisait que survivre. Alors que les médicastres diagnostiquèrent sa mort rapide dans les pires souffrances, Ariston se rendit à son chevet. Le jeune homme lui apparut comme vertueux et aimant, se contentant de vivre dans la misère sans réclamer quoi que ce soit, acceptant sa douleur sans pouvoir la faire disparaitre. Le scolarque lui conta alors les paroles d'Aristote et l'amour de Dieu, il lui prit la main pour partager un peu de sa souffrance. Ce jour-là, quelque chose d'extraordinaire se produisit, une intense chaleur se dégagea des mains du scolarque, surprenant celui-ci autant que le jeune homme. Après une nuit de sommeil moins agitée qu'à l'accoutumée, l'indigent se réveilla sans l'ombre d'une douleur, guérit par la parole du scolarque et l'apposition de ses mains. Il demanda alors à voir Ariston pour lui rendre hommage et ce dernier lui témoigna affection et respect en ces mots :

Ariston : -"Mon jeune ami, tu n'as pas à me remercier ni à me louer pour m'être préoccupé de toi. Il n'est nul homme dans notre monde qui devrait subir l'indifférence et la souffrance comme tu les as connu. Aristote nous l'a enseigné et le Très Haut, dans sa mansuétude, nous enjoint à nous aider les uns les autres. Maintenant, vis ta vie comme tu aurais toujours du le faire et n'oublie pas d'aider ceux que tu peux aider".

Le jeune homme ne tomba jamais plus malade et, durant toute sa vie, apporta son amitié et son aide à ceux qui, comme lui, avaient souffert plus que de raison. Ariston quand à lui, grâce à cette exceptionnelle guérison, avait acquis le surnom de "médecin de Dieu". Toujours il continua à prodiguer soins et thérapies lorsqu'il le put.

Aux alentours de l'an -200, la république de Rome débute son extension sur les empires méditerranéens. Rome, Pergame et Rhodes s'allient contre Philippe V de Macédoine déclenchant alors la seconde guerre macédonienne. Le scolarque aura alors à cœur de traiter avec les deux parties, énonçant d'intransigeantes conclusions à l'égard des velléités guerrières via le cénacle. Ariston jugeait cette guerre insupportable car illégitime et non nécessaire, il lutta farouchement pour que cessent les combats sans toutefois y parvenir. Néanmoins, grâce à son influence, il réussit à aider la Grèce à l'obtention de son indépendance.

Au cours de son règne en tant que scolarque, qui dura trente neuf années, Ariston accomplit la mutation du Lycée qui, d'un lieu d'enseignement théologique et philosophique devint un lieu de décisions basées sur les préceptes et enseignements du prophète. Si le Lycée restait un lieu de savoir et de connaissance, il prit un essor considérable durant ces années et devint une sorte de concile de théologiens, écouté et respecté par de nombreux dirigeants.

Parmi ses très nombreux disciples, Ariston compta Critolaos de Phasélis, qu'il nomma au cénacle à vingt-cinq ans au poste de chargé à la diplomatie. Il devint rapidement ami avec ce jeune théologien dont le savoir en matière de comportement humain l'étonnait. Il disait de lui :

Ariston de Ceos : -"Il est si fin d'esprit et si minutieux dans l'observation de la moindre gestuelle corporelle qu'il peut savoir si l'on lui tient un discours mensonger sans même poser la moindre question !"


Une mort dans l'amitié

C'est en -185 qu'Ariston de Ceos passa de vie à trépas, emporté par la vieillesse à l'âge de quatre-vingt-quatre ans, et entouré de l'amitié des membres du cénacle. Tous eurent pour premier souci de lui montrer a quel point il comptait. Chacun vint le voir alors qu'il était mourant et lui déclama quelques vers sur leur passé commun. On raconte qu'Ariston nota dans ses mémoires, le moindre mot qui lui avait été déclaré et qu'il fit transmettre un exemplaire de celles-ci à chacun de ses amis. Enfin, sur chaque dispensaire qui avait vu le jour grâce à lui fut gravé dans le marbre le nom d'Ariston et une maxime :

"Si je peux ne serait-ce que sauver une âme d'une mort dans la souffrance, alors, j'aurais sauvé la mienne ! [Ariston de Ceos - Fondateur du dispensaire]"

Conformément aux dispositions qu'il prit et instaura dans les statuts du cénacle, Ariston ne désigna pas de successeur. Le cénacle dut se charger de cette tâche. Le quatrième scolarque fut inhumé comme les trois précédents, dans les cryptes du Lycée, et ses écrits furent publiés à titres posthume par ses disciples. Ariston marqua le Lycée de son emprunte, faite de Ferveur et de vertu.

Code:
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Les Scolarques - Saint Ariston de Ceos, Quatrième scolarque[/i] [/color][/size]

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Ariston vint au monde à Loulis dans l'île de Ceos située sur la mer Égée aux alentours de l'année - 269. On ne connaît que très peu de choses de son enfance hormis qu'il était issu de la noblesse locale et que, comme chaque cadet dans les familles de Ceos, il fut envoyé à Athènes pour devenir érudit. A cette époque, Athènes n'est plus que le reflet d'elle-même, passée depuis près d'un siècle sous la domination des Macédoniens, elle sombre peu à peu dans l'oubli, même si elle conserve une grande influence culturelle dans toute la Grèce et au delà de l'empire perse et mésopotamien.


[b]Sagesse, théologie et médecine[/b]

L'enfant de Ceos intégra le Lycée, fondé par Aristote en -335, en tant qu'étudiant et devint le disciple de Lycon de Troade, alors scolarque et responsable des enseignements en théologie. Il suivit avec assiduité les cours dispensés et fut un brillant élève. Il succomba rapidement aux préceptes laissés par le prophète du Très Haut et sa Foi dans le Dieu Unique tourna rapidement au sacerdoce. A peine âgé de vingt ans, Ariston devint l'un des disciples les plus en vue du Lycée, assimilant avec justesse et sagesse les paroles d'Aristote. Le jeune homme s'intéressa de près à une autre discipline alors peu en vogue, la médecine. Il voyagea jusqu'en Egypte pour parfaire son art et étudia brillamment la physiologie humaine et la médecine au côté d'Hérophile de Chalcédoine, fondateur de la grande école médicale d'Alexandrie. Il en revint cinq ans plus tard, après la mort d'Hérophile, les sacoches chargées d'essais traitant de cette science si particulière.

A son retour, devant l'excellence de ses discours sur la chose et devant l'argumentation fameuse du jeune Ariston, Lycon de Troade décida de lui confier la chaire de médecine. Lorsqu'il parlait de son art, le jeune homme était tout simplement flamboyant, mêlant avec justesse théories médicales et théologie aristotélicienne.

[b]Ariston de Ceos :[/b] -"Aristote ne nous a-t-il pas donné pour consigne de pleinement nous intégrer à la cité ? Ne nous a-t-il pas enseigné de vivre dans l'amitié et de pratiquer la vertu ? En cette raison, je dis que si nous maitrisons un art tel que la médecine, nous devons le partager pour le bien de la cité ! Apporter mieux-être et soins aux malades, aux indigents et aux défavorisés, s'accorde en tous points avec l'amitié vertueuse et l'intérêt collectif. Si Dieu nous a donné le savoir de la médecine, ce n'est pas pour briller dans les soirées mondaines mais bien pour en user auprès de ceux qui sont victimes de l'injuste malheur de l'affliction."

C'est ainsi qu'en -234, Ariston fonda le premier dispensaire de médecine à Athènes. Il y embaucha ses meilleurs disciples en la matière et apporta soins et thérapies à ceux qui souffraient des pires maux. Il y pratiqua cette science telle qu'il l'avait apprise, de manière bénévole, sans jamais demander le moindre sou. Afin de pouvoir subvenir aux dépenses, il lança un appel au mécénat qui fut entendu par de nombreux nobles Grecs. Ceux-ci, devant l'incomparable et étincelante verve d'Ariston, donnèrent édifice et matériel pour permettre aux soignants d'accomplir leur œuvre. Le dispensaire soigna des milliers de malades et si tous ne guérissaient pas, en revanche, chacun y recevait de quoi mieux supporter sa souffrance et sa peine.

Lorsque Lycon décida de réformer le Lycée et créa le cénacle, il y convia Ariston qui en devint chargé des missions caritatives. Alors vieux d'une quarantaine d'année, le médecin devint l'un des disciples les plus aimés du scolarque, et au fil du temps, le rapport de maitre à élève se transforma en amitié. Au sein du cénacle, chaque décision prise était validée par un vote, le scolarque étant responsable de la décision finale. Lycon, prenait toujours appui sur ses conseillers, tous enseignants au Lycée, et tous amis du recteur. Lorsqu'il décéda en -224, il ne désigna, contrairement à ses prédécesseurs, aucun successeur, mais laissa comme consigne que les membres du cénacle choisissent par eux-mêmes le prochain scolarque. C'est ainsi qu'après trois longues journées de débats et de discours, Ariston de Ceos fut élu quatrième scolarque du Lycée.


[b]Une scolarque incarnant la vertu[/b]

Rompu aux préceptes d'Aristote et au prosélytisme, Ariston continua, illuminé de l'aura de ses prédécesseurs, à transmettre les enseignements du prophète, mêlant ceux-ci aux diverses conclusions sur la vertu, la morale et l'amitié, qui avaient été apportées depuis. Il acheva la réforme du Lycée en gravant dans le marbre les statuts du cénacle, son fonctionnement et son organisation. En l'espace de quelques années, le Lycée prit une nouvelle ampleur au sein du monde Grec, devenant le lieu incontournable où trouver conseils et principes pour les dirigeants et nobles des quatre coins de l'empire macédonien. Ariston envoyait ses meilleurs théologiens à travers les royaumes, aussi bien en Egypte qu'en Perse, en passant par les premières terres de l'Asie.

Ne pouvant plus tenir le dispensaire, il nomma un successeur qu'il fit entrer au cénacle à la charge qu'il occupait précédemment. Bien décidé à convaincre du bien fondé de ses choix, il fit créer de nombreux dispensaires en convainquant les dirigeants des empires et royaumes voisins de la nécessité d'apporter soins aux malades. Ses grands discours éloquents sur le sujet émouvaient ceux qui les écoutaient, ils se sentaient investis d'une mission d'ordre divin et pratiquaient le mécénat un peu partout où les dispensaires virent le jour. Ariston était convaincu qu'il devait rétablir une justice dans ce bas monde, apporter un peu plus d'équité à ceux qui étaient victimes des injustices et qui mourraient de maux dont on connaissait les traitements. C'est ainsi qu'il consacra une grande partie de son œuvre à promouvoir les soins pour les nécessiteux. Les dispensaires qu'il avait fait ouvrir aux quatre coins du monde hellénique accueillaient des milliers de malades et autres souffreteux que cure thermales et plantes médicinales parvenaient à guérir. Cette œuvre fut considérable et contribua à rendre bien meilleure la vie de nombre de ses concitoyens. Toujours, Ariston mettait en avant les enseignements d'Aristote et l'amour du Très Haut, il s'était fait un devoir d'apporter la solidarité à la cité et à la communauté des Hommes. Qu'il furent croyants ou non, tous ceux qui passaient les portes de ses dispensaires recevaient le meilleur accueil. Même s'il passait beaucoup de temps au Lycée à gérer son fonctionnement, dispenser la théologie, conseiller les dirigeants et les aristocrates, Ariston visitait les lieux de soins dont il avait légué la charge à ses disciples. Toujours, il prenait le temps de rencontrer les malades et de leur prodiguer assistance lorsque les médicastres butaient.

C'est lors de l'une de ses visites que se déroula une histoire particulière. Un jeune indigent atteint de vives douleurs s'était rendu dans le dispensaire d'Athènes. Depuis sa plus jeune enfance, il souffrait sans que personne ne puisse savoir pourquoi, ses douleurs le déchirait et son corps meurtri ne faisait que survivre. Alors que les médicastres diagnostiquèrent sa mort rapide dans les pires souffrances, Ariston se rendit à son chevet. Le jeune homme lui apparut comme vertueux et aimant, se contentant de vivre dans la misère sans réclamer quoi que ce soit, acceptant sa douleur sans pouvoir la faire disparaitre. Le scolarque lui conta alors les paroles d'Aristote et l'amour de Dieu, il lui prit la main pour partager un peu de sa souffrance. Ce jour-là, quelque chose d'extraordinaire se produisit, une intense chaleur se dégagea des mains du scolarque, surprenant celui-ci autant que le jeune homme. Après une nuit de sommeil moins agitée qu'à l'accoutumée, l'indigent se réveilla sans l'ombre d'une douleur, guérit par la parole du scolarque et l'apposition de ses mains. Il demanda alors à voir Ariston pour lui rendre hommage et ce dernier lui témoigna affection et respect en ces mots :

[b]Ariston :[/b] -"Mon jeune ami, tu n'as pas à me remercier ni à me louer pour m'être préoccupé de toi. Il n'est nul homme dans notre monde qui devrait subir l'indifférence et la souffrance comme tu les as connu. Aristote nous l'a enseigné et le Très Haut, dans sa mansuétude, nous enjoint à nous aider les uns les autres. Maintenant, vis ta vie comme tu aurais toujours du le faire et n'oublie pas d'aider ceux que tu peux aider".

Le jeune homme ne tomba jamais plus malade et, durant toute sa vie, apporta son amitié et son aide à ceux qui, comme lui, avaient souffert plus que de raison. Ariston quand à lui, grâce à cette exceptionnelle guérison, avait acquis le surnom de "médecin de Dieu". Toujours il continua à prodiguer soins et thérapies lorsqu'il le put.

Aux alentours de l'an -200, la république de Rome débute son extension sur les empires méditerranéens. Rome, Pergame et Rhodes s'allient contre Philippe V de Macédoine déclenchant alors la seconde guerre macédonienne. Le scolarque aura alors à cœur de traiter avec les deux parties, énonçant d'intransigeantes conclusions à l'égard des velléités guerrières via le cénacle. Ariston jugeait cette guerre insupportable car illégitime et non nécessaire, il lutta farouchement pour que cessent les combats sans toutefois y parvenir. Néanmoins, grâce à son influence, il réussit à aider la Grèce à l'obtention de son indépendance.

Au cours de son règne en tant que scolarque, qui dura trente neuf années, Ariston accomplit la mutation du Lycée qui, d'un lieu d'enseignement théologique et philosophique devint un lieu de décisions basées sur les préceptes et enseignements du prophète. Si le Lycée restait un lieu de savoir et de connaissance, il prit un essor considérable durant ces années et devint une sorte de concile de théologiens, écouté et respecté par de nombreux dirigeants.

Parmi ses très nombreux disciples, Ariston compta Critolaos de Phasélis, qu'il nomma au cénacle à vingt-cinq ans au poste de chargé à la diplomatie. Il devint rapidement ami avec ce jeune théologien dont le savoir en matière de comportement humain l'étonnait. Il disait de lui :

[b]Ariston de Ceos :[/b] -"Il est si fin d'esprit et si minutieux dans l'observation de la moindre gestuelle corporelle qu'il peut savoir si l'on lui tient un discours mensonger sans même poser la moindre question !"


[b]Une mort dans l'amitié[/b]

C'est en -185 qu'Ariston de Ceos passa de vie à trépas, emporté par la vieillesse à l'âge de quatre-vingt-quatre ans, et entouré de l'amitié des membres du cénacle. Tous eurent pour premier souci de lui montrer a quel point il comptait. Chacun vint le voir alors qu'il était mourant et lui déclama quelques vers sur leur passé commun. On raconte qu'Ariston nota dans ses mémoires, le moindre mot qui lui avait été déclaré et qu'il fit transmettre un exemplaire de celles-ci à chacun de ses amis. Enfin, sur chaque dispensaire qui avait vu le jour grâce à lui fut gravé dans le marbre le nom d'Ariston et une maxime :

"Si je peux ne serait-ce que sauver une âme d'une mort dans la souffrance, alors, j'aurais sauvé la mienne ! [Ariston de Ceos - Fondateur du dispensaire]"

Conformément aux dispositions qu'il prit et instaura dans les statuts du cénacle, Ariston ne désigna pas de successeur. Le cénacle dut se charger de cette tâche. Le quatrième scolarque fut inhumé comme les trois précédents, dans les cryptes du Lycée, et ses écrits furent publiés à titres posthume par ses disciples. Ariston marqua le Lycée de son emprunte, faite de Ferveur et de vertu.[/color] [/quote]

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