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 Saint Nicomaque, Saint Patron des mutilés

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UterPendragon

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Lieu RP : Aix-La-Chapelle

Feuille de personnage
Nom et prénom: Aimé Von Frayner dict UterPendragon
Paroisse: Toulon pardi !

MessageSujet: Saint Nicomaque, Saint Patron des mutilés   Dim 22 Fév 2009 - 13:10

Citation :

Les Saints Anciens - Saint Nicomaque

Saint Patron des mutilés


I - Le mythe du père

Tandis qu’Aristote, de cité en cité prêchait inlassablement le message du Très-Haut, le petit Nicomaque poussa un peu comme une herbe folle tant il est implacable et draconien d’endosser le rôle de fils de prophète. Les doigts pointés vers lui, accompagnés de chuchotements ne faisaient que renforcer cette difficulté.

Au reste, aucun [u]précépteur
n’eût l’audace de remplacer l’absence du père c’est pourquoi jusqu’à l’âge de dix ans, l’enfant ne reçut aucune autre éducation que celle des quelques hilotes qui gravitaient dans le foyer.

Avide d’amour paternel il s’éprit alors de tous les récits légendaires mettant en scène Aristote comme on contemple l’objet aimé dans le reflet d’un miroir mais, loin d’étancher sa soif ces évocations lui rendaient toujours plus lointaine l’image paternelle et devant son tonneau des Danaïdes il méditait le sens de sa vie, tombant de Charybde en Scylla : que venait-il faire dans cette trière ?

Puis un jour, le père revint : fragile colosse aux pieds d’argile, accablé de fatigue et presque brisé.

Nicomaque médusé était à mille stades de se représenter le prophète si humainement affaibli, il en conçut tout d’abord du ressentiment à l’égard du héros, son géniteur.

Désormais l’éphèbe laconique et devenu cynique renvoyait aux calendes les milliers de questions qu’il avait conçu sous l’égide de l’enthousiasme pré-oedipien.


II - L'apprentissage des précéptes d'Aristote

Un jour, la nouvelle de la mort d’Alexandre se répandit comme un typhon. Dès lors les gros centaures du bouleutérion ne se privèrent plus de calomnier au grand jour Aristote qui menaçait selon eux l’ordre établi de la cité athénienne et l’esprit des hellènes de sa dangereuse prophétie.

Contre toute attente Aristote prit Nicomaque par l’épaule lui tendit un cratère et, dans un rire homérique dit en trinquant « ne t’en fais pas, mon fils, mieux vaut mourir lavé d’une purge d’hyppocrate que de vivre à jamais entouré d’hypocrites »

L’adversité aidant, une profonde complicité s’établit alors entre le père et le fils. Aristote s’efforça de compenser les années d’absence douloureuse en transmettant les connaissances morales qui, désormais pour lui, seules comptaient de sorte que Nicomaque put acquérir un réel savoir-être étayé par la foi.

Allant au cœur des notions, il lui apprit à chercher le Juste au delà du Bien, le Vrai caché par la pudeur et la bienséance, l’Amitié sans crainte de la solitude, l’Humilité dépourvue d’orgueil puis lui permit d’analyser jusqu’à quelle extrémité la vertu peut devenir perversité :

« Bien souvent, conservation n’est plus qu’appertisation. Le paysan thésaurise pour un éternel avenir difficile et sa cagnotte, planquée sous le duvet d’oie, enfouie sous la fesse gauche de sa femme lui servira bientôt pour un deuxième champ en cas de coup dur, champ qu’il gardera bien sûr lorsqu ’artisan, il convoitera l’appartement cossu de la Cité sans effleurer un instant la nature factice de son sentiment d’insécurité.

Foncièrement radieuse c’est-à-dire pétée de radis investis dans la pierre, telle est la signature de sa réussite terrestre mais ne lui dis surtout pas qu’il pèche par gourmandise » murmurait-il dans un sourire.

Bien sûr il évoquait souvent la prophétie et l’étincelle de l’espérance illuminait son regard.

Nicomaque absorbait tout avec ardeur et ravissement.

Il arriva un jour ou, fourbu d’une vie surhumaine, le prophète s’en remit aux forces de son fils et ce fut ce dernier qui transcrivit les opus de la métaphysique et, de mémoire toute l’éducation morale qu’Aristote lui avait transmise sous le titre d’éthique à Nicomaque.

C'est alors que la maison familiale fut attquée par des hoplites masqués. Nicomaque tentant de s'interposé eu les yeux crevés et la maison fut incendiée, obligeant la famille a quitter Athènes pour Chalcis.

Son père tachant de le consoler avait coutume de lui dire « en cyclopédie, Œdipe règne en maître » ce qui signifie à peu de choses près, au royaume des borgnes les aveugles sont rois.


III - Le partage des précéptes

Aristote, chasé d'Athènes, s'était installé avec son fils Nicomaque et sa petite fille Poséidonia à Chalcis. C'est là qu'il apprit que Séleucos, ancien Général d'Alexandre venait d'avoir un fils. Il invita donc Séleucos a lui présenter son fils Antiochos, car il avait de grandes révélations à faire.
Dans l'attente de cette venue, Aristote prépara son fils Nicomaque a la grande mission de sa vie : devenir le Précepteur d'Antiochos.
Nicomaque partit donc avec Séleucos, emportant avec lui l'ensemble des écrits de son père et des instructions précises pour l'éducation du jeune Antiochos.

Ce fut peu de temps après que Nicomaque apprit le décès de son Père, le Grand Aristote. Sa peine fut réelle, mais il savait qu'il avait une mission à accomplir et il fit tout pour que les enseignements de son Père soient transmis au plus grand nombre.

Pendant la toute jeunesse d'Antiochos, il repris l'ensemble des écrits de son père qu'il compila dans un livre qu'il appela "Du Dieu Unique et de ses commandements".
Puis lors des quinze ans de l'enfant, il confia à Antiochos ce livre, ainsi que le pli scéllé qu'Aristote avait écrit pour le jeune enfant.
En cette même année 305 avant Christos, le Père d'Antiochos devint Roi.

Nicomaque continua à Séleucie, la nouvelle capitale de l'Empire Séleucide, l'éducation du jeune Antiochos, qui écoutait avec grande attention son mentor et dont la foi grandissait de jour en jour.

Il partait aussi souvent dans la campagne autour de Séleucie, afin de propager l'enseignement de son père.

C'est ainsi qu'un jour, alors qu'il venait d'expliquer à un villageois qu'il fallait s'entourer d'amis proches, il découvrit un "bordel", où de nombreuses femmes vendaient leurs corps sans pudeur, bien qu'il ne pusse pas les voir, les obscénités qu'il entendait suffirent à lui faire comprendre ce qu'il se passait.
L'horreur se peignit sur le visage du fils du prophète. Et il ne put se résoudre à ne pas intervenir, il se laissa dominer par sa foi et il déclara de sa voix débordante de ferveur :
« Honte à vous, hommes, qui vous fourvoyez dans le péché ! Le péché de chair ! Je vous conjure d'arrêter ! Pour le respect de Notre Dieu à tous !»

Les yeux creuvés de Nicomaque rajoutèrent de la profondeur à son discours, les hommes arrêtèrent leurs actes dégradants, et se rhabillèrent, gênés. Les dires du fils d'Aristote les avaient frappés en plein coeur, et tous s'approchèrent de lui, en lui demandant :
« Nous pardonnera-t'Il?»
Il leur répondit qu'il faudrait de bonnes actions pour racheter la débauche dans laquelle ils vivaient. Il les invita à les suivre dans sa route, leur enseignant ce que son père lui avait enseigné, et qu'ils enseigneraient à leur tour, là où ils s'arrêteraient.

C'est en 289 avant Christos, que Nicomaque s'éteignit. L'enseignement de son Père qu'il avait commencé à délivrer auprès de la noblesse séleucide et du peuple, allait d'ici peu porter ses fruits, car sur son lit de mort, Nicomaque entendit son disciple Antiochos lui promettre que bientôt, il créerait une véritable Eglise qui diffuserait la vrai foi telle qu'enseignée par Aristote.

Humble et détaché de la vanité du monde tout ce qu’il accomplît fut guidé par la conviction et la beauté du geste, et c’est ainsi que l’entreprise de titan que Nicomaque mena, nul jamais n’en fit l’éloge, il demeura toujours ignoré de l’histoire et délaissé par les lauriers.


Citations célèbres :

"La beauté de ce monde n'est rien comparée à celle de celui qui nous attend !"
"Les souffrances endurées par un homme le rendent plus fort ! Et sa foi n'en est que renforcée."

Code:
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[color=black][i]Saint Patron des mutilés[/i]


[b]I - Le mythe du père[/b]

Tandis qu’Aristote, de cité en cité prêchait inlassablement le message du Très-Haut, le petit Nicomaque poussa un peu comme une herbe folle tant il est implacable et draconien d’endosser le rôle de fils de prophète. [u]Les doigts pointés vers lui, accompagnés de chuchotements ne faisaient que renforcer cette difficulté.

Au reste, aucun [u]précépteur[/u] n’eût l’audace de remplacer l’absence du père c’est pourquoi jusqu’à l’âge de dix ans, l’enfant ne reçut aucune autre éducation que celle des quelques hilotes qui gravitaient dans le foyer.

Avide d’amour paternel il s’éprit alors de tous les récits légendaires mettant en scène Aristote comme on contemple l’objet aimé dans le reflet d’un miroir mais, loin d’étancher sa soif ces évocations lui rendaient toujours plus lointaine l’image paternelle et devant son tonneau des Danaïdes il méditait le sens de sa vie, tombant de Charybde en Scylla : que venait-il faire dans cette trière ?

Puis un jour, le père revint : fragile colosse aux pieds d’argile, accablé de fatigue et presque brisé.

Nicomaque médusé était à mille stades de se représenter le prophète si humainement affaibli, il en conçut tout d’abord du ressentiment à l’égard du héros, son géniteur.

Désormais l’éphèbe laconique et devenu cynique renvoyait aux calendes les milliers de questions qu’il avait conçu sous l’égide de l’enthousiasme pré-oedipien.


[b]II - L'apprentissage des précéptes d'Aristote[/b]

Un jour, la nouvelle de la mort d’Alexandre se répandit comme un typhon. Dès lors les gros centaures du bouleutérion ne se privèrent plus de calomnier au grand jour Aristote qui menaçait selon eux l’ordre établi de la cité athénienne et l’esprit des hellènes de sa dangereuse prophétie.

Contre toute attente Aristote prit Nicomaque par l’épaule lui tendit un cratère et, dans un rire homérique dit en trinquant « ne t’en fais pas, mon fils, mieux vaut mourir lavé d’une purge d’hyppocrate que de vivre à jamais entouré d’hypocrites »

L’adversité aidant, une profonde complicité s’établit alors entre le père et le fils. Aristote s’efforça de compenser les années d’absence douloureuse en transmettant les connaissances morales qui, désormais pour lui, seules comptaient de sorte que Nicomaque put acquérir un réel savoir-être étayé par la foi.

Allant au cœur des notions, il lui apprit à chercher le Juste au delà du Bien, le Vrai caché par la pudeur et la bienséance, l’Amitié sans crainte de la solitude, l’Humilité dépourvue d’orgueil puis lui permit d’analyser jusqu’à quelle extrémité la vertu peut devenir perversité :

« Bien souvent, conservation n’est plus qu’appertisation. Le paysan thésaurise pour un éternel avenir difficile et sa cagnotte, planquée sous le duvet d’oie, enfouie sous la fesse gauche de sa femme lui servira bientôt pour un deuxième champ en cas de coup dur, champ qu’il gardera bien sûr lorsqu ’artisan, il convoitera l’appartement cossu de la Cité sans effleurer un instant la nature factice de son sentiment d’insécurité.

Foncièrement radieuse c’est-à-dire pétée de radis investis dans la pierre, telle est la signature de sa réussite terrestre mais ne lui dis surtout pas qu’il pèche par gourmandise » murmurait-il dans un sourire.

Bien sûr il évoquait souvent la prophétie et l’étincelle de l’espérance illuminait son regard.

Nicomaque absorbait tout avec ardeur et ravissement.

Il arriva un jour ou, fourbu d’une vie surhumaine, le prophète s’en remit aux forces de son fils et ce fut ce dernier qui transcrivit les opus de la métaphysique et, de mémoire toute l’éducation morale qu’Aristote lui avait transmise sous le titre d’éthique à Nicomaque.

C'est alors que la maison familiale fut attquée par des hoplites masqués. Nicomaque tentant de s'interposé eu les yeux crevés et la maison fut incendiée, obligeant la famille a quitter Athènes pour Chalcis.

Son père tachant de le consoler avait coutume de lui dire « en cyclopédie, Œdipe règne en maître » ce qui signifie à peu de choses près, au royaume des borgnes les aveugles sont rois.


[b]III - Le partage des précéptes [/b]

Aristote, chasé d'Athènes, s'était installé avec son fils Nicomaque et sa petite fille Poséidonia à Chalcis. C'est là qu'il apprit que Séleucos, ancien Général d'Alexandre venait d'avoir un fils. Il invita donc Séleucos a lui présenter son fils Antiochos, car il avait de grandes révélations à faire.
Dans l'attente de cette venue, Aristote prépara son fils Nicomaque a la grande mission de sa vie : devenir le Précepteur d'Antiochos.
Nicomaque partit donc avec Séleucos, emportant avec lui l'ensemble des écrits de son père et des instructions précises pour l'éducation du jeune Antiochos.

Ce fut peu de temps après que Nicomaque apprit le décès de son Père, le Grand Aristote. Sa peine fut réelle, mais il savait qu'il avait une mission à accomplir et il fit tout pour que les enseignements de son Père soient transmis au plus grand nombre.

Pendant la toute jeunesse d'Antiochos, il repris l'ensemble des écrits de son père qu'il compila dans un livre qu'il appela "Du Dieu Unique et de ses commandements".
Puis lors des quinze ans de l'enfant, il confia à Antiochos ce livre, ainsi que le pli scéllé qu'Aristote avait écrit pour le jeune enfant.
En cette même année 305 avant Christos, le Père d'Antiochos devint Roi.

Nicomaque continua à Séleucie, la nouvelle capitale de l'Empire Séleucide, l'éducation du jeune Antiochos, qui écoutait avec grande attention son mentor et dont la foi grandissait de jour en jour.

Il partait aussi souvent dans la campagne autour de Séleucie, afin de propager l'enseignement de son père.

C'est ainsi qu'un jour, alors qu'il venait d'expliquer à un villageois qu'il fallait s'entourer d'amis proches, il découvrit un "bordel", où de nombreuses femmes vendaient leurs corps sans pudeur, bien qu'il ne pusse pas les voir, les obscénités qu'il entendait suffirent à lui faire comprendre ce qu'il se passait.
L'horreur se peignit sur le visage du fils du prophète. Et il ne put se résoudre à ne pas intervenir, il se laissa dominer par sa foi et il déclara de sa voix débordante de ferveur :
« Honte à vous, hommes, qui vous fourvoyez dans le péché ! Le péché de chair ! Je vous conjure d'arrêter ! Pour le respect de Notre Dieu à tous !»

Les yeux creuvés de Nicomaque rajoutèrent de la profondeur à son discours, les hommes arrêtèrent leurs actes dégradants, et se rhabillèrent, gênés. Les dires du fils d'Aristote les avaient frappés en plein coeur, et tous s'approchèrent de lui, en lui demandant :
« Nous pardonnera-t'Il?»
Il leur répondit qu'il faudrait de bonnes actions pour racheter la débauche dans laquelle ils vivaient. Il les invita à les suivre dans sa route, leur enseignant ce que son père lui avait enseigné, et qu'ils enseigneraient à leur tour, là où ils s'arrêteraient.

C'est en 289 avant Christos, que Nicomaque s'éteignit. L'enseignement de son Père qu'il avait commencé à délivrer auprès de la noblesse séleucide et du peuple, allait d'ici peu porter ses fruits, car sur son lit de mort, Nicomaque entendit son disciple Antiochos lui promettre que bientôt, il créerait une véritable Eglise qui diffuserait la vrai foi telle qu'enseignée par Aristote.

Humble et détaché de la vanité du monde tout ce qu’il accomplît fut guidé par la conviction et la beauté du geste, et c’est ainsi que l’entreprise de titan que Nicomaque mena, nul jamais n’en fit l’éloge, il demeura toujours ignoré de l’histoire et délaissé par les lauriers.


[b]Citations célèbres :[/b]

"La beauté de ce monde n'est rien comparée à celle de celui qui nous attend !"
"Les souffrances endurées par un homme le rendent plus fort ! Et sa foi n'en est que renforcée."[/color][/quote]
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